Podcast with Bill & Tom now on!

September 1st is our Birthday đŸ„ł So you all need to do whatever we want 😜😜 and our biggest Birthday wish is for you all to listen to our brand-new Spotify Original Podcast that came out today (it’s right here!)âŁïž We are so excited. Now excuse us… we’re busy getting drunk đŸ»đŸč🍾Please follow the official Instagram account for the podcast at @kaulitzhills.podcast, see you!

Le 1er septembre marque notre anniversaire đŸ„ł Donc vous devez tous faire tout ce que nous voulons 😜😜 et notre plus grand souhait d’anniversaire est que vous Ă©coutiez tous notre tout nouveau podcast sur Spotify, qui vient de dĂ©buter aujourd’hui (c’est juste ici!)âŁïž Nous avons hĂąte de partager tout cela avec vous! Entre temps…. on va boire un coup! đŸ»đŸč🍾Allez suivre le compte Instagram officiel du Podcast juste lĂ : @kaulitzhills.podcast, et Ă  bientĂŽt!

Kaulitz Spotify Podcast!

Starting September 1st, at the occasion of Bill and Tom’s birthday, the twins will start a new Podcast on Spotify, called ‘Kaulitz Hills, Senf aus Hollywood’. They are currently in Germany to promote it. The podcast will be in German.

DĂšs le premier septembre, Ă  l’occasion de l’anniversaire de Bill et Tom, les jumeaux entameront un nouveau Podcast sur Spotify, nommĂ© ‘Kaulitz Hills, Senf aus Hollywood’. Ils sont en ce moment en Allemagne pour en faire la promotion. Le podcast sera en allemand.

With ‘World Wide Wohnzimmer’

With Anastasia Rastorguev from trĂšsCLICK Magazine

Discover Tokio Hotel’s new song ‘When it rains it pours’

And don’t forget to request it to a radio station near you! 😉

DĂ©couvrez la nouvelle chanson de Tokio Hotel “When it rains it pours” et n’oubliez pas de la demander aux radios prĂšs de chez vous 😉 !! 

I don’t know where you go
hard for you to share your home
cause you don’t want it all
’s what we have disposable ?

I want more
something beautiful
someone that I can count on and knows
when it rains
it pours
feels like i’m on my own
please don’t try to ignore that oh

I don’t wanna do this alone
I don’t wanna do this alone

I am just a simple man
but I’ve got blood on my hands
wash em off, all my sins
help me to remember that

I want more
something beautiful
someone that I can count on and knows
when it rains
it pours
feels like i’m on my own
please don’t try to ignore that oh

New interview for Superior Magazine

Quatre amis, deux jumeaux, un groupe, un immense succÚs. Leur histoire ressemble à un conte de fées, et ceux qui ne connaitraient pas encore Tokio Hotel ont du mal à le croire.

ÉlevĂ©s Ă  Magdebourg, une ville du nord de l’Allemagne, les jumeaux Bill et Tom Kaulitz ont fondĂ© leur premier groupe, Black Questionmark, alors qu’ils n’avaient mĂȘme pas dix ans. En 2001, quelques annĂ©es plus tard, ils ont rencontrĂ© Gustav SchĂ€fer et Georg Listing et ont commencĂ© Ă  faire de la musique ensemble sous le nom de Devilish ; le groupe sera ensuite rapidement rebaptisĂ© Tokio Hotel. Un producteur musical les a dĂ©couverts lors d’un concert local et, quand ils ont sorti leur premier album en 2005, les Tokio Hotel Ă©taient sous contrat avec Universal Music Group. Le groupe a connu un succĂšs fulgurant : le single « Durch den Monsun » s’est immĂ©diatement retrouvĂ© en premiĂšre place des classements allemands et l’album « Schrei » s’est vendu Ă  1,5 millions d’exemplaires dans le monde entier. En 2007, Tokio Hotel Ă©tait en tournĂ©e partout dans le monde avec son deuxiĂšme album « Zimmer 483 ». Les salles de concert se sont emplies d’adolescentes en pleurs et hurlantes, les fans Ă©trangers ont commencĂ© Ă  apprendre l’allemand, les filles manquaient l’Ă©cole et s’Ă©vanouissaient d’Ă©motion Ă  la vue des garçons. Soit vous adoriez Tokio Hotel, soit vous les dĂ©testiez, il n’y avait pas d’entre-deux.

Mais le succĂšs du groupe a eu des revers. Tom et Bill en particulier ne pouvaient quitter leur maison sans sĂ©curitĂ©, aller Ă  l’Ă©cole leur Ă©tait devenu impossible et les paparazzis les suivaient 24h/24. Quand les jumeaux ont dĂ©couvert, en rentrant chez eux aprĂšs leur 21e anniversaire, que quelqu’un s’Ă©tait introduit chez eux et avait fouillĂ© leurs armoires, ils ont finalement dĂ©cidĂ© de quitter l’Allemagne et de dĂ©mĂ©nager Ă  Los Angeles pour se reposer.

Quatre ans plus tard, le quatriĂšme album de Tokio Hotel, « Kings of Suburbia », est sorti en octobre 2014. Les garçons ne considĂšrent pas qu’ils sont « de retour » car ils estiment n’ĂȘtre jamais rĂ©ellement partis, mais ils ont pu recharger leurs batteries et repartent Ă  prĂ©sent en tournĂ©e avec « Feel It All » Ă  partir de mars 2015.

Merci beaucoup de nous accueillir ! Depuis la sortie de votre dernier album, « Humanoid », en 2009, beaucoup de choses ont changĂ©. En quoi votre processus d’enregistrement a-t-il Ă©tĂ© diffĂ©rent cette fois-ci ?
Bill : Je pense que la diffĂ©rence principale entre cet album et les prĂ©cĂ©dents est que nous avons cette fois-ci tout produit nous-mĂȘmes. Nous avions un studio chez nous, ce que nous n’avions pas avant. Et nous n’avions pas de limite de temps – nous avons simplement Ă©crit et composĂ© de la musique, sans que cela ne doive ĂȘtre prĂȘt pour une certaine date. Nous avons pu faire ce que nous aimons et rĂ©aliser un album avec lequel nous nous sentons bien.

Tom : J’ai l’impression que tout a changĂ© ! Notre premier album est sorti il y a dix ans. À l’Ă©poque, nous avions 15 ans, maintenant nous en avons 25… Le groupe a Ă©voluĂ©. Nous avons changĂ© la maniĂšre dont nous produisons, Ă©crivons et jouons notre musique. Nous avons changĂ© en tant qu’artistes et en tant que personnes. Je pense que le seul qui n’a pas du tout Ă©voluĂ© est Georg… [rires]
Georg : Je suis encore frais.
Tom : Il est toujours un mauvais bassiste. Mais Ă  part ça, tout a changĂ©…
Bill : Mais de maniĂšre naturelle !
Tom : Et ça devrait. Ça serait terrible si nous n’avions pas changĂ© et si nous faisions toujours de la musique de la mĂȘme maniĂšre que lors de la sortie de « Schrei ».

C’est gĂ©nial que vous ayez rĂ©ussi Ă  rester ensemble. C’est difficile, surtout quand on est si jeune et qu’on vit tellement de choses. Qu’est-ce qui vous tient ensemble, en tant que groupe ?
Bill : Je pense que c’est le fait que nous ayons grandi ensemble. Nous Ă©tions dĂ©jĂ  amis et avons appris Ă  nous connaĂźtre parce que nous vivions dans une trĂšs petite ville. Nous Ă©tions les seuls jeunes musiciens lĂ -bas, nous avons donc fait connaissance et sommes devenus amis !

Tom : Et avant Tokio Hotel, nous formions déjà un groupe depuis cinq ans !
Bill : Nous nous connaissons depuis si longtemps et sommes de si bons amis, nous nous sentons donc comme une famille. Nous n’avons jamais eu de grosse dispute, nous nous respectons mutuellement ainsi que nos diffĂ©rences. Nous sommes comme des frĂšres et nous nous connaissons trĂšs bien… et je pense que c’est pour cela que nous sommes toujours ensemble.

Lorsque vous viviez en Californie, vous ĂȘtes-vous lancĂ©s dans d’autres activitĂ©s artistiques ?
Tom : Nous nous sommes juste concentrĂ©s sur notre musique. Mais comme seuls Bill et moi avons dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  Los Angeles, les gens nous demandent toujours : « Qu’est-ce que ça implique pour le groupe ? », puisque les deux autres sont restĂ©s en Allemagne. Je pense que l’on ne peut faire cela que si l’on est trĂšs proches – nous sĂ©parer n’a jamais Ă©tĂ© envisagĂ©, jamais. Nous n’avons jamais voulu faire quoi que ce soit d’autre. Bill s’intĂ©resse beaucoup Ă  la mode, mais Ă  part ça, la musique a toujours Ă©tĂ© notre prioritĂ©.

L’image que l’on a de L.A. est celle de vĂ©gĂ©tariens trĂšs en forme, obsĂ©dĂ©s par leur santĂ©. Est-ce que vous confirmez cela ?
Tom : Tout Ă  fait. Tout le monde se prĂ©occupe de vivre sainement, de manger de la bonne nourriture,…

Bill : J’ai parfois l’impression d’ĂȘtre un junkie europĂ©en quand je suis lĂ -bas. Ils ont tous un mode de vie si sain ! Quant Ă  nous, nous fumons, nous buvons, nous ne faisons pas de sport et nous ne mangeons que des cochonneries, c’est dingue. Et nous nous levons tard et restons Ă©veillĂ©s toute la nuit, alors que les gens vont dormir trĂšs tĂŽt, lĂ -bas ! Tout le monde se lĂšve Ă  6h, fait du sport… Et je ne fais pas ça du tout ; nous avons une vie vraiment diffĂ©rente.

À Berlin, c’est le contraire…
Bill : La vie ne serait pas aussi facile ici, mais j’adore Berlin.

Tom : De toutes les villes d’Allemagne, je choisirais de vivre Ă  Berlin. Je pense acheter une maison ici.
Bill : Maintenant que nous ne vivons plus en Allemagne, nous l’apprĂ©cions encore plus.

Quelles sont les autres villes que vous aimez ? Vous avez joué un concert à la Tour Eiffel et vous vous intéressez à la mode ; vous devez aimer Paris ?
Bill : J’adore Paris ! J’aimerais beaucoup y vivre aussi. J’aimerais vivre dans plein de villes, juste pour toutes les essayer. J’aime beaucoup Rome, et Milan. L’Italie est gĂ©niale !

Tom : J’aime beaucoup Barcelone. Il y a beaucoup de villes d’Europe que j’aime bien.

Vous avez grandi en Allemagne, et la mentalitĂ© amĂ©ricaine est trĂšs diffĂ©rente par rapport Ă  l’Europe. Avez-vous subi un grand choc culturel en arrivant Ă  L.A. ?
Bill : L.A. est une trĂšs belle ville, mais elle est parfois artificielle et peu fiable. En Allemagne, nous avons Ă©tĂ© Ă©levĂ©s pour ĂȘtre trĂšs ponctuels, et nous sommes donc toujours Ă  l’heure. MĂȘme avec la circulation Ă©pouvantable de L.A. ! C’est quelque chose de typiquement allemand… mais c’est aussi pour ça que les AmĂ©ricains adorent les Allemands. Dans tous les hĂŽtels et restaurants, il y a un manager allemand, parce que les Allemands sont trĂšs organisĂ©s.

Tom : Mon objectif principal est de créer mon propre pays. [rires]
Georg : Comment tu l’appellerais ?
Tom : Je ne sais pas.
Bill : Tu veux crĂ©er le pays parfait. J’aimerais crĂ©er la ville parfaite, ça serait dĂ©jĂ  un bon dĂ©but.
Tom : Je veux faire un pays, et prendre les meilleures choses de tous les autres pays pour en faire le pays parfait.
Georg : J’ai vu une photo d’une Ăźle qui ressemble Ă  un pĂ©nis… Ça serait bien pour toi.
Tom : Ça serait bien, oui. « Le Royaume de Tom », ou quelque chose comme ça.

Quel a été votre moment préféré à L.A. ? Et quel endroit considérez-vous comme votre maison ?
Bill : Je pense que je pourrais dĂ©mĂ©nager n’importe oĂč dans le monde dĂšs demain… et tant que j’ai mon chien, mon frĂšre et ma famille, je me sentirai chez moi. Nous avons grandi en voyage, Tom et moi avons eu notre premier appartement alors que nous n’avions que 15 ans ! Puis nous avons vĂ©cu sur les routes pendant si longtemps… Je me sens trĂšs facilement Ă  la maison. Pour le moment, je dirais que c’est Los Angeles ; mais ça peut changer.

Tom : Cela n’a rien Ă  voir avec l’endroit, c’est notre sentiment qui est important.
Bill : J’adore la libertĂ© que nous avons Ă  L.A. ! Cela a beaucoup influencĂ© l’album, de vivre une vie normale comparĂ©e Ă  notre vie en Europe. Nous pouvions sortir, boire un cafĂ©… nous nous sommes amusĂ©s, nous avons simplement vĂ©cu et cherchĂ© l’inspiration.

Je suppose que ça a dĂ» ĂȘtre trĂšs rafraĂźchissant.
Bill : Ça l’Ă©tait ! C’Ă©tait tellement bien. La premiĂšre fois que nous avons pu ĂȘtre seuls et nous dĂ©brouiller.

Quand vous retournez dans votre ville natale de Magdebourg, comment vous sentez-vous ?
Bill : C’est vraiment bizarre. Je me rappelle la premiĂšre fois que j’y suis retournĂ©, j’avais l’impression que c’Ă©tait une vie totalement diffĂ©rente. Nous avons tellement changĂ©… tout semble plus petit. Mais c’est peut-ĂȘtre juste parce que nous sommes plus grands maintenant. En tout cas, c’est bizarre.

Tom : Mais c’est la mĂȘme chose pour tout le monde – tous ceux qui ont dĂ©mĂ©nagĂ© dans une autre ville et ont dĂ©marrĂ© une nouvelle vie doivent ressentir cela quand ils rentrent chez eux.
Bill : Mais je n’ai pas de connexion avec cette ville, ou avec l’Ă©cole oĂč je suis allĂ© – je ne l’ai jamais eue, mĂȘme quand nous y habitions. Les gens ont toujours eu une certaine fiertĂ©, s’enthousiasmaient pour l’Ă©cole et ce genre de choses, mais je n’ai jamais voulu faire ça. J’avais l’impression de ne pas ĂȘtre Ă  ma place.
Tom : C’est diffĂ©rent pour Gustav et Georg, ils vivent encore lĂ -bas.
Georg : Oui, nous vivons toujours Ă  Magdebourg.

Vous sentez-vous un peu dĂ©connectĂ©s ? Vous avez tellement changĂ© mais l’endroit est restĂ© le mĂȘme ?
Georg : Plus ou moins… [Tom rigole] mais nous voyageons beaucoup, donc pour moi c’est une bonne chose de pouvoir me reposer lĂ -bas, me dĂ©tendre. Je passe beaucoup de temps avec ma famille, je me promĂšne avec mon chien. C’est l’Ă©quilibre parfait.

Notre Ă©poque devient de plus en plus numĂ©rique. Comment avez-vous gĂ©rĂ© l’importance croissante des rĂ©seaux sociaux, alors que vous vouliez vous cacher ?
Bill : Au dĂ©but, nous ne faisions rien du tout. Pas de Facebook, pas de Twitter, rien. En fait, j’espĂ©rais que cela disparaĂźtrait rapidement.

Tom : Moi aussi, j’espĂ©rais que ça ne serait qu’une phase.
Bill : Nous avions vraiment besoin de protĂ©ger ce qu’il restait de notre vie privĂ©e. Je n’arrive pas Ă  comprendre pourquoi les gens abandonnent quelque chose de si important aussi facilement. Mais cela a changĂ© – aujourd’hui, tu dois prendre ça en compte, nous avons donc dĂ» nous y confronter et nous avons appris Ă  l’apprĂ©cier un peu. Il y a beaucoup d’avantages Ă  utiliser les rĂ©seaux sociaux. C’est un moyen d’entrer directement en contact avec les fans, de communiquer sans que les tabloĂŻds se mettent entre nous, et je trouve ça gĂ©nial. J’utilise beaucoup Instagram aujourd’hui. Mais nous nous fixons quand mĂȘme des limites – je n’arrive pas Ă  croire ce que certaines personnes postent.

Quand Tokio Hotel a commencĂ© Ă  avoir du succĂšs, toutes ces plateformes n’existaient quasiment pas encore. Êtes-vous contents de cela, surtout lorsqu’on voit la vitesse Ă  laquelle vous avez perdu votre vie privĂ©e ?
Tom : Absolument.

Bill : Eh bien, quand nous avons commencĂ©, toutes ces choses Ă©taient encore assez nouvelles. Mais avec des projets comme Tokio Hotel TV, nous avons Ă©tĂ© l’un des premiers groupes Ă  avoir un podcast quotidien. Et cela nous a aidĂ©s, les gens adoraient ça. Mais aujourd’hui, c’est trĂšs difficile ! Il y a tellement de personnes qui partagent leur musique et leur talent que c’en est presque impossible de devenir une star de YouTube, il me semble.
Tom : Tout s’est tellement emballĂ©, c’est devenu plus difficile pour tout le monde. Il y a dix ans, quand nous avons jouĂ© au Japon, nous nous sommes dit : « Si nous nous plantons, personne en Europe ne le saura. » Mais aujourd’hui, si tu rates quelque chose, tout le monde le saura trĂšs vite !
Bill : Exactement ! Si je fais quelque chose sur scĂšne et que j’allume ensuite mon tĂ©lĂ©phone aprĂšs le concert, c’est dĂ©jĂ  partout. C’est dingue.
Tom : Il y a des avantages, mais aussi des inconvĂ©nients. Dans l’ensemble, tout est devenu plus complexe. Et nous avons dĂ» prendre cela en compte lors de la promotion de notre nouvel album. La tĂ©lĂ©vision musicale n’existe plus vraiment aujourd’hui, les rĂ©seaux sociaux l’ont remplacĂ©e.

Mais cela ne nous affecte pas uniquement au niveau professionnel – comment cela vous-a-t-il affectĂ© en tant que personnes, et non en tant que musiciens ? Comment gĂ©rez-vous vos relations personnelles ?
Bill : Je ne pense pas que cela m’ait changĂ©. Non ? [Il regarde autour de lui. Les autres membres secouent la tĂȘte.] Tom est trĂšs ringard en ce qui concerne les tĂ©lĂ©phones, il ne l’utilise presque jamais et ne fait qu’appeler ou envoyer des sms. Il n’a mĂȘme pas d’applications et ne suit aucun blog.

Tom : J’aimerais profiter de l’occasion pour faire de la pub pour mon compte Instagram. Il s’appelle « TOM KAULITZ », et je n’ai pas encore postĂ© de photos – mais mon objectif est d’avoir plus d’abonnĂ©s que le reste du groupe sans poster de photos. Si j’atteins cet objectif, peut-ĂȘtre que je posterai enfin quelque chose.
Georg : Mais juste une photo.

Vous avez eu du succĂšs trĂšs tĂŽt et trĂšs rapidement – avez-vous l’impression d’avoir manquĂ© certaines expĂ©riences ? Et y en a-t-il que vous ĂȘtes heureux d’avoir manquĂ©e ?
Bill : Nous avions une vie complĂštement diffĂ©rente – je suis trĂšs content de n’avoir plus Ă©tĂ© Ă  l’Ă©cole, parce que je dĂ©teste vraiment Ă©tudier et je voulais m’en aller. Donc je suis content de ne pas avoir dĂ» faire des Ă©tudes stupides qui ne me plaisent pas.

Tom : Moi aussi – se lever trĂšs tĂŽt le matin pour aller Ă  l’Ă©cole quand il pleut… Je suis content d’avoir manquĂ© ça.
Bill : Mais d’un autre cĂŽtĂ©, nous Ă©tions toujours surveillĂ©s. Nous n’avions qu’un petit groupe de personnes en qui nous avions confiance et avec qui nous interagissions quotidiennement. Et nous avons eu des responsabilitĂ©s trĂšs tĂŽt – Ă  15 ans, je pensais ĂȘtre assez grand pour gĂ©rer cela et je voulais tout contrĂŽler. Mais avec le recul, je pense que j’aurais dĂ» attendre encore un peu, peut-ĂȘtre que toutes ces responsabilitĂ©s Ă©taient un peu trop lourdes Ă  porter Ă  cet Ăąge-lĂ . Si je pouvais revenir en arriĂšre, je ferais ça diffĂ©remment. Nous avons dĂ» grandir trop vite.
Georg : Mais nous avons quand mĂȘme vĂ©cu tellement de choses incroyables, nous avons voyagĂ© partout…

Vous avez dit tout Ă  l’heure que vous faites trĂšs attention avec ce que vous mettez sur Internet – pensez-vous que c’est pour prendre de la distance par rapport Ă  toute cette pression que vous aviez quand vous Ă©tiez adolescents ?
Bill : Oui, un peu. Nous essayons de prendre de la distance, mais c’est difficile. C’est un mĂ©tier trĂšs personnel, tu publies ta propre histoire, ta musique, et tout le monde peut la voir… Nous avons aussi subi beaucoup de haine.

Tom : C’est difficile de faire confiance aux gens. Nous avons dĂ©couvert trĂšs tĂŽt que nous ne pouvions pas faire confiance Ă  beaucoup de personnes, et nous nous sommes alors isolĂ©s Ă  cause de ça. À l’Ă©poque, si nous disions quelque chose Ă  quelqu’un, ça se retrouvait dans les journaux le lendemain. Surtout quand nous Ă©tions jeunes – tout ce que nous buvions, toutes les filles avec qui nous passions la nuit… Nous nous sommes rendu compte que nous devions nous protĂ©ger. Et c’est ce que nous faisons encore aujourd’hui.

Je me rappelle qu’il y a eu des rĂ©actions trĂšs violentes, presque du harcĂšlement. Que diriez-vous Ă  ces personnes aujourd’hui ?
Bill : Je dois dire que j’apprĂ©ciais cela. C’est mieux que les gens aient une opinion nĂ©gative que pas d’opinion du tout. J’Ă©tais dĂ©jĂ  confrontĂ© Ă  ce genre de rĂ©actions Ă  l’Ă©cole, quand je m’habillais diffĂ©remment des autres ; et ça me plaisait, j’aimais en jouer et voir les rĂ©actions des gens. Quand j’y repense aujourd’hui, je me dis parfois : « J’aurais peut-ĂȘtre dĂ» m’habiller diffĂ©remment. » Mais je ne me suis jamais forcĂ©, ça venait naturellement. En ce qui concerne la musique, c’Ă©tait important pour nous de prouver notre valeur aux gens, surtout pour le deuxiĂšme album. Nous devions leur montrer que nous n’avons pas juste fait un tube grĂące Ă  la chance, mais que nous savons rĂ©ellement jouer de nos instruments que nous pouvons percer en tant que groupe. Et je pense que nous avons rĂ©ussi. Avec le troisiĂšme album, nous Ă©tions plus dĂ©tendus, et nous ne pensions plus aux rĂ©actions des gens. Je pense qu’aprĂšs 10 ans, nous n’avions plus besoin de prouver notre valeur et nous avons pu faire un album qui nous plait.

Bill, tu as toujours assumĂ© tes goĂ»ts. Et aujourd’hui, beaucoup de tes traits de caractĂšres sont non seulement acceptĂ©s, mais Ă©galement cĂ©lĂ©brĂ©s. Penses-tu que cela te permet davantage d’ĂȘtre toi-mĂȘme ? Et comment, en tant que groupe, gĂ©rez-vous cela ?
Bill : Le plus important pour nous est d’ĂȘtre authentiques. Je ne me suis jamais rĂ©ellement intĂ©grĂ© nulle part, je pense. C’est pour ça que je dĂ©testais aller Ă  l’Ă©cole… Je devais ĂȘtre libre, je dĂ©teste quand les gens me disent quoi faire. Et je ne le fait pas non plus – c’est important que les gens puissent s’exprimer, quoi qu’il arrive. Je ne dirais jamais Ă  Gustav comment il doit s’habiller, par exemple.

Mais il y aura toujours des réactions négatives. Comment-vous protégez vous ?
Tom : Les gens cĂ©lĂšbrent de plus en plus l’individualitĂ© aujourd’hui, et c’est donc plus facile qu’avant d’ĂȘtre soi-mĂȘme. Mais nous n’avons jamais eu ce problĂšme au sein du groupe. Nous faisions attention les uns aux autres, nous nous protĂ©gions mutuellement. Bill a exprimĂ© ses goĂ»ts trĂšs jeune, comme peu de personnes l’auraient fait, et il avait donc parfois besoin qu’on le protĂšge. Nous avons toujours Ă©tĂ© ensemble, Ă  deux, avec le mĂȘme avis. MĂȘme si nous n’avions pas d’amis, nous n’Ă©tions jamais seuls. Je ne sais pas oĂč je serais sans lui.

Bill : Je n’Ă©tais jamais seul nulle part. Et je n’ai jamais eu peur des rĂ©actions des autres, parce que je savais que j’avais quelqu’un avec moi. Je me sens toujours en sĂ©curitĂ© quand je suis avec eux… Je n’ai jamais eu peur du public quand nous Ă©tions ensemble.
Tom : Et croyez-moi, c’Ă©tait parfois effrayant. Certains publics ont trĂšs mal rĂ©agi, surtout quand nous Ă©tions encore jeunes.
Bill : Ils nous jetaient des Ɠufs !
Tom : Mais nous avons toujours Ă©tĂ© Ă  quatre, fidĂšles les uns aux autres. Et nos fans nous ont bien sĂ»r aidĂ©s. Nous avions besoin d’eux.

Être toujours ensemble, vous protĂ©ger mutuellement, faire toujours ce que vous voulez, quoi qu’il arrive – l’image de Tokio Hotel est devenue la lueur d’espoir pour les personnes brutalisĂ©es. Pour les exclus, pour les personnes qui s’habillent diffĂ©remment. Vous devez en ĂȘtre fiers !
Bill : Chaque fois que je vois ça, mĂȘme aujourd’hui, cela me rend trĂšs heureux. C’est la plus belle chose possible, inspirer les gens Ă  rĂ©aliser leurs rĂȘves, les pousser Ă  vouloir ĂȘtre eux-mĂȘmes. Cela me touche beaucoup, parce que c’est exactement ce que je veux faire.

Vous ne pouvez cependant pas atteindre tout le monde. Est-ce que cela vous fait parfois mal de penser qu’il y a des gens qui voudraient vraiment entrer en contact avec vous, qui ont besoin de votre aide, et qui ne peuvent vous atteindre, et vous ne pouvez pas les atteindre ?
Bill : C’est vrai qu’il y a aussi des gens que nous rendons tristes, parce qu’ils nous aiment depuis longtemps et veulent absolument nous rencontrer mais n’ont jamais l’occasion de nous voir ou de nous parler ; et ça les rend tristes. Je ne veux briser le cƓur de personne, et c’est parfois trĂšs difficile, oui. Les gens nous respectent, peut-ĂȘtre mĂȘme nous admirent… et je ne pourrai jamais rĂ©ellement les rencontrer, mĂȘme si je le voulais. Et ça me prend beaucoup d’Ă©nergie.

Avez-vous un message pour tous ceux qui vous Ă©coutent ?
Bill : Nous espĂ©rons nous amuser beaucoup pendant cette tournĂ©e, et inspirer les gens. Nous avons hĂąte de revoir tout le monde, et de jouer dans de petites salles. Ça va ĂȘtre gĂ©nial !

Êtes-vous contents d’ĂȘtre de retour ?
Bill : TrĂšs contents ! [Les autres hochent la tĂȘte avec enthousiasme.]

Traduction par *Elena*

New interview for Kaltblut Magazine: “Tokio Hotel: Cult Kids, All-Grown-Up”

“Love has no gender or religion, no borders” – Tokio Hotel told KALTBLUT as we chatted about their new album “Kings of Suburbia” [Island Records] and their upcoming world tour–“Feel It All: The Club Experience”–due to kick off in London next week. Inspired by the wanton debauchery of their newfound home in downtown L.A, Germany’s favourite lost boys Bill & Tom are finally all grown up–as are their teenage cult following–but do they still feel like aliens?

« L’amour n’a pas de sexe ou de religion, il n’a aucune frontiĂšre » – c’est ce qu’a dit Tokio Hotel Ă  KALTBLUT pendant que nous discutions de leur nouvel album « Kings of Suburbia » [Island Records] et de leur nouvelle tournĂ©e mondiale – « Feel It All : The Club Experience » – qui sera lancĂ©e Ă  Londres la semaine prochaine. InspirĂ© par la luxure gratuite de leur nouveau chez eux dans le centre de LA, les garçons Ă©garĂ©s prĂ©fĂ©rĂ©s d’Allemagne, Bill et Tom, ont finalement bien grandi – tout comme leur culte adolescent – mais se sentent-ils encore comme des extraterrestres ?

Tokio Hotel during our interview – Berlin 23.02.15 Photo by www.the-impossible-project.com

If the latest visual offering for “Love Who Loves You Back” is anything to go by, they’re now 25-years-young, frequently dark corners in Berghain-esque nightclubs where the rules to which they could never succumb do not matter, in fact do not exist at all. As they encourage fans worldwide to revel in this delicious boundary-free sphere, will they finally plug the void which MySpace friends once used to fill?

Si la derniĂšre offre visuelle pour « Love Who Loves You Back » a quelque chose Ă  voir avec cela, ils sont maintenant des jeunes de 25 ans qui frĂ©quentent souvent les coins sombres dans des discothĂšques similaires au Berghain, oĂč les rĂšgles de ne jamais succomber n’ont pas d’importance et qui en rĂ©alitĂ©, n’existent pas. Comme ils encouragent les fans du monde entier Ă  se dĂ©lecter de cette dĂ©licieuse sphĂšre anti-frontiĂšre, boucheront-ils enfin le vide que les amis de MySpace ont eu l’habitude de combler ?

KALTBLUT: How did you record the new album?

Bill: So Georg and Gustav were still living in our home town, they still live in Germany now. Me and Tom moved to L.A. so we weren’t working together all the time, but we got to meet in the studio together for band recordings and live recordings. They came to L.A. once in a while, other times we would go to meet them in Germany.

Tom: We’ve been in Germany too. We recorded in a lot of different studios. This record took us four years of work I think, and constantly being in the studio producing, songwriting. So at the end of the day it was a collection of four years of songwriting – we ended up recording in a lot of different places.

KALTBLUT: Four years is a really long time!

Bill: Yeah I know, but we were constantly working on it. We wrote a lot of songs. There were so many songs that didn’t end up on the record, and we’d rather put less songs on there so we could form the perfect album. We decided to put eleven tracks on in order to do that. We also wrote a lot of songs that we wrote for ourselves that we will save to offer to other artists as well. That’s something we wanted to do anyway, produce for other people too.

KALTBLUT : Comment avez-vous enregistré le nouvel album ?
Bill : Bien, Georg et Gustav vivaient encore dans notre ville natale, ils vivent toujours Ă  l’heure actuelle en Allemagne. Tom et moi avons dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  LA, ce qui fait que nous n’avons pas travailler tout le temps ensemble, mais nous nous sommes tous rĂ©unis au studio pour les enregistrements du groupe et pour les enregistrements live. Ils sont de temps en temps venus Ă  LA, et les autres fois, c’est nous qui allions Ă  leur rencontre en Allemagne.
Tom : Nous avons aussi Ă©tĂ© en Allemagne. Nous avons enregistrĂ© dans beaucoup de studios diffĂ©rents. Cet album nous a pris quatre ans de travail je pense, et nous sommes constamment au studio pour la production et pour l’Ă©criture de chansons. Donc, au bout du compte, il regroupe une collection de quatre annĂ©es d’Ă©criture de chansons – nous avons terminĂ© l’enregistrement dans beaucoup d’endroits diffĂ©rents.

KALTBLUT : Quatre ans, c’est vraiment une longue pĂ©riode !
Bill : Oui je sais, mais nous avons travaillĂ© constamment sur celui-ci. Nous avons Ă©crit beaucoup de chansons. Il y a tellement de chansons qui n’ont pas Ă©tĂ© finie pour l’album, et nous avons prĂ©fĂ©rĂ© mettre moins de chansons dessus pour pouvoir constituer l’album parfait. Nous avons dĂ©cidĂ© d’y mettre onze chansons pour y parvenir. Nous avons aussi Ă©crit un tas de chansons pour nous que nous allons garder et que nous allons aussi proposer Ă  d’autres artistes. C’est quelque chose que nous voulons faire de toute façon, produire pour d’autres personnes.


KALTBLUT: What kind of other artists are you thinking of?

Tom: Oh I don’t know, it’s like in general we enjoy good music, so at the end of the day I’m not thinking in any specific genre or anything like that. For me it’s like I can enjoy that it’s good production, no matter what type of music it is – I can enjoy a good pop song, a good rock song, I like every kind of music as long as it’s well made. I’m 100% open to new ideas.

KALTBLUT: It must be important to find a new direction after being together for so many years?

Bill: Oh yeah, definitely. Especially after the last album we needed a break and a change to get new inspiration because we didn’t know what we wanted to do music-wise. We’ve said it all, we’ve done it all, we were kind of like tired and didn’t know what to do. We didn’t just want to make another album that sounds the same. So we just thought we need to live our lives a little bit to get inspired.

KALTBLUT : A quel genre d’autres artistes pensez-vous ?
Tom : Oh, je ne sais pas, c’est en gĂ©nĂ©ral. Nous aimons la bonne musique, donc au bout du compte, je ne pense Ă  aucun genre particulier ou quelque chose comme ça. Pour moi, tant que je peux apprĂ©cier la production, le genre de musique n’a pas d’importance – je peux apprĂ©cier une bonne chanson pop, une bonne chanson rock, j’aime toutes les musiques tant que celle-ci est bien faite. Je suis 100 % ouvert aux nouvelles idĂ©es.

KALTBLUT : Est-ce important de trouver une nouvelle direction aprĂšs avoir Ă©tĂ© ensemble pendant tant d’annĂ©es ?
Bill : Oh oui, bien sĂ»r. Surtout aprĂšs le dernier album, nous avions besoin d’une pause et d’un changement pour trouver de nouvelles inspirations car nous ne savions pas ce que nous voulions faire question musique. Nous avons tout dit, nous avons tout fait, nous Ă©tions en quelque sorte fatiguĂ© et nous ne savions pas quoi faire. Nous ne voulions pas juste crĂ©er un autre album qui sonne de la mĂȘme façon. Donc, nous avons pensĂ© que nous devions un peu vivre nos vies pour retrouver l’inspiration.

KALTBLUT: Is that why you you decided to move over to L.A.?

Tom: Uh huh, yeah. At the time for me it was super hard to live here in Germany because of privacy reasons. We always had fans and people following us, we weren’t able to go out without having security. So each time we came off from a tour or wanted to get a break we were heavily guarded, it was like a prison. We couldn’t go out and get inspired! We really needed that change. We realised we have to have a life too. I guess when you’re young you don’t really realise. I remember we were coming home after three years of constant touring and I didn’t really know what to do because I had no life. When you’re constantly on the road you don’t realise it, but when you come home it hits you and then you can fall into a black hole. So the reason we went to L.A. was for personal reasons, and then we started to feel like we wanted to work on the record and take our time, be creative, not feel pressure from the label. We just wanted to write and work as producers.

KALTBLUT: Do you think that moving to L.A. and your experiences there shaped the new album?

Bill: For sure, we started a whole new life.

Tom: It totally worked out for us.

Bill: It was the best decision we could have made. I mean, we’re still psychos! But I think on a personal level, I don’t know what would have happened if we had stayed in Europe. It was one of the best decisions we ever made.

KALTBLUT : Est-ce pour cette raison que vous avez décidé de déménager à LA ?
Tom : Uh huh, oui. Pour moi Ă  l’Ă©poque, ça a Ă©tĂ© trĂšs difficile de vivre ici, en Allemagne, pour des raisons d’intimitĂ©. Nous avons toujours eu fans et des gens qui nous suivent, nous ne pouvions plus sortir sans la sĂ©curitĂ©. Donc, chaque fois que nous sortions d’une tournĂ©e ou que nous voulions une pause, nous Ă©tions trĂšs surveillĂ©, c’Ă©tait comme dans une prison. Nous ne pouvions pas sortir et trouver de l’inspiration ! Nous avions vraiment besoin de ce changement. Nous avons rĂ©alisĂ© que nous devions aussi avoir une vie. Je pense que quand on est jeune, on ne rĂ©alise pas vraiment. Je me rappelle du moment oĂč nous sommes rentrĂ©s chez nous aprĂšs trois annĂ©es de tournĂ©es non-stop et que je ne savais pas vraiment quoi faire car je n’avais pas de vie. Quand vous ĂȘtes constamment sur la route, vous ne rĂ©alisez pas cela, mais quand vous rentrez chez vous, ça vous frappe de plein fouet et aprĂšs, vous pouvez tomber dans un trou noir. Donc, la raison pour laquelle nous sommes allĂ©s Ă  LA Ă©tait pour des raisons personnelles, et c’est par aprĂšs que nous avons eu envie de travailler sur l’album et de prendre notre temps, d’ĂȘtre crĂ©atif, sans sentir la pression du label. Nous voulions juste Ă©crire et travailler en tant que producteurs.

KALTBLUT : Pensez-vous que le déménagement à LA et vos expériences là-bas ont façonné le nouvel album ?
Bill : Bien sûr, nous avons commencé une toute nouvelle vie.
Tom : Ca a fini par fonctionner pour nous.
Bill : Ca a Ă©tĂ© la meilleure dĂ©cision que nous ayons pu prendre. Je veux dire, nous sommes toujours dans la psychose ! Mais je pense que sur le plan personnel, je ne sais pas ce qui se serait produit si nous Ă©tions restĂ©s en Europe. Ca a Ă©tĂ© l’une des meilleures dĂ©cisions que nous ayons prise.


Tokio Hotel during our interview – Berlin 23.02.15 Photo by Lauren Raaijmakers 4 KALTBLUT www.laurenraaijmakers.nl

KALTBLUT: We were really surprised when we watched the video for “Love Who Loves You Back” – it almost feels like a typical Friday night out in Berlin! Were your new videos purposely intended to be provocative?

Bill: People asked us, because we released all three videos before the album came out and we got confronted with “Ah everything is so sexual!” and we didn’t even realise! Every time we make decisions it’s super spontaneous and out of pure instinct, so when we wrote those songs I already have a concept for the video in my mind. I always have a pretty keen idea of what I want to do and for “Love Who Loves You Back” I wanted to make that video for a long time, even when we were making the last album, but it just wasn’t the right director and it wasn’t the right song. I always had that idea, so when I wrote that song I just knew that the video was meant for that. The idea inspired by a movie called “Perfume” directed by Tom Tykwer. I wanted to take the idea into the video, but instead of perfume, we used music – because I feel that’s the message of the song. It’s like love has no gender or religion, no borders – and I just wanted to bring that across, also in a fun way. I feel like so many people are watching our videos so I wanted to do something like that.

KALTBLUT : Nous avons vraiment Ă©tĂ© surpris quand nous avons regardĂ© le clip de « Love Who Loves You Back » – On dirait presque un vendredi soir Ă  Berlin ! Est-ce fait exprĂšs que vos nouveaux clips soient provocateurs ?
Bill : Les gens n’arrĂȘtent pas de nous le demander. Nous avons sorti trois clips avant la sortie de l’album et nous avons dĂ» faire face Ă  des commentaires du genre : « Ah, tout est si sexuel ! », alors que nous ne l’avions mĂȘme pas rĂ©alisĂ© ! A chaque fois que nous prenons des dĂ©cisions, c’est trĂšs spontanĂ© et instinctif, donc quand nous avons Ă©crit ces chansons, j’avais dĂ©jĂ  un concept dans ma tĂȘte pour le clip. J’ai toujours une idĂ©e assez dĂ©veloppĂ©e de ce que je veux faire et pour « Love Who Loves You Back », je voulais faire ce clip depuis longtemps, il Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sent quand nous travaillions sur le dernier album, mais aucun rĂ©alisateur ne convenait et nous n’avions pas la bonne chanson. J’ai toujours eu cette idĂ©e, alors quand j’ai Ă©crit cette chanson, je savais que le clip Ă©tait fait pour elle. L’idĂ©e est inspirĂ©e du film « Le Parfum », qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par Tom Tykwer. Je voulais reprendre l’idĂ©e dans le clip, mais Ă  la place du parfum, nous avons utilisĂ© la musique – car j’ai le sentiment que c’est le message de la chanson. L’amour n’a pas de sexe ou de religion, il n’a aucune frontiĂšre – et je voulais simplement exprimer cela, d’une façon qui est aussi amusante. Tant de personnes regardent nos clips, donc j’ai voulu faire quelque chose comme ça.

KALTBLUT: So you guys are going on tour?

Bill: We have until the 5th and then we go to London. We are really excited, it’s going to be a great show. It’s a little nerve wracking because when you’ve worked on something for so long, you just want it to sound as good as it can be. Plus we’re a nervous band! We get like super nervous before each show, even after years!

Tom: Yeah I think it’s getting worse!

Bill: I don’t think we’re ever going to lose that. I think that’s maybe part of it, but especially if you have a new album and everything, you’re super nervous.

Tom: I wish it would be a little less.

Bill: Yeah but I’m good at working under pressure, most of the time I’m better.

KALTBLUT : Vous partez en tournée donc ?
Bill : Nous avons jusqu’au 5 [mars] et puis, nous nous rendons Ă  Londres. Nous sommes vraiment excitĂ©s, ça va ĂȘtre un trĂšs bon spectacle. C’est peu angoissant car quand vous avez travaillĂ© sur quelque chose depuis trĂšs longtemps, vous voulez juste que ça soit aussi bon que possible. En plus, nous sommes un groupe nerveux ! Nous devenons trĂšs nerveux avant chaque concert, mĂȘme aprĂšs toutes ces annĂ©es !
Tom : Oui, je pense que c’est de pire en pire.
Bill : Je ne pense pas que nous allons un jour voir disparaitre cela. Je pense que la tournĂ©e joue peut-ĂȘtre une partie dans notre nervositĂ©. C’est surtout quand vous avez un nouvel album que vous ĂȘtes vraiment nerveux.
Tom : J’aimerais bien qu’elle soit un peu moins prĂ©sente.
Bill : Oui, mais je suis bon quand il faut travailler sous la pression, la plupart du temps, je suis meilleur.

KALTBLUT: So we mentioned on our Twitter page that we would interview you guys, and have some questions from your fans!

Question #1 from Sandrine Tan: Which language is the most beautiful for you guys?

Tokio Hotel: Italian!

Bill: I love Italian people, I think they’re all beautiful inside and outside. They’re so pretty! It’s a super nice country, I love the whole culture, I love the food, the architecture. The language especially!

KALTBLUT : Bien, nous avons mentionné sur notre compte Twitter que nous allions vous interviewer, et nous avons des questions venant de vos fans !
Question n° 1 de Sandrine Tan : Quelle langue est la plus belle pour vous ?
Tokio Hotel : L’italien !
Bill : J’aime les personnes de nationalitĂ© italiennes, je pense qu’elles sont toutes belles tant Ă  l’intĂ©rieur qu’Ă  l’extĂ©rieur. Elles sont si mignonnes ! C’est un super beau pays, j’aime toute la culture, j’aime la nourriture, l’architecture. La langue surtout !


Tokio Hotel during our interview – Berlin 23.02.15 Photo by Lauren Raaijmakers 4 KALTBLUT www.laurenraaijmakers.nl

Question #2 from Devyn: What music are you listening to lately?

Bill: Right now I love the song by Lenny called “Because I Love You”. It’s a cool song.

Tom: There’s another great song called “Shadow of the Sun” by Taped Rai. Like somebody will come across a cool song and then everybody goes and buys it!

Bill: We have to admit that we don’t really listen to that much music when we are so into our own stuff. When you are making music the whole time, like right now we are running a set or two sets every day which means we play almost 42 songs. By the end of a session like that you are so tired of listening to music because you are concentrating on your own for so long. I also think the new Ellie Goulding song is very good.

Question n° 2 de Devyn : Quelle musique avez-vous récemment écouté ?
Bill : En ce moment, j’aime la chanson de Lenny appelĂ©e « Because I Love You ». C’est une chouette chanson.
Tom : Il y a une autre trĂšs bonne chanson appelĂ©e « Shadow of the Sun » par Taped Rai. Quelqu’un va trouver par hasard une chanson sympa et puis, tout le monde l’achĂšte !
Bill : Nous devons admettre que nous n’Ă©coutons plus beaucoup de musique quand nous sommes Ă  fond dans notre propre musique. Quand vous faites tout le temps de la musique, comme en ce moment, nous parcourons une Ă  deux setlists chaque jour, ce qui signifie que nous jouons presque 42 chansons. A la fin d’une session comme celle-lĂ , vous ĂȘtes tellement fatiguĂ©s d’Ă©couter de la musique car vous vous concentrez sur la votre depuis si longtemps. Je pense aussi que la nouvelle chanson d’Ellie Goulding est trĂšs bonne.

Cover FIA

FEEL IT ALL – EP  OUT MARCH 27th. 2015

Question #3 from Elizabeth Joseph: How long did Georg and Gustav know each other before meeting the twins?

Georg: It was not too long, it was like a year or something. We just clicked.

Tom: And it clicked especially when they saw us together in the club, like they wanted to join our band so bad! [Laughs]

Question #4 from Whitney: Which of your new songs are you most excited to perform live?

Bill: I think now that we are into rehearsals, the opening of the show is going to be great. I don’t want to give away which song that is! [Laughs] I really think “Stormy Weather” will be great live.

Gustav: I think “Masquerade” will be really good to play live.

Bill: “The Heart Get No Sleep” is going to be cool too.

Question n° 3 de d’Elizabeth Joseph : Avant de rencontrer les jumeaux, depuis combien de temps Georg et Gustav se connaissaient ?
Georg : Pas depuis trÚs longtemps. Depuis un an environ. Ca a tout de suite accroché entre nous deux.
Tom : Et ça a surtout accrochĂ© quand ils nous ont vus ensemble dans le club, puisqu’ils voulaient vraiment se joindre Ă  notre groupe ! [rit]
Question n° 4 de Whitney : Parmi vos nouvelles chansons, laquelle avez-vous le plus hùte de jouer en live ?
Bill : Maintenant que nous sommes dans les rĂ©pĂ©titions, je pense que l’ouverture du spectacle va ĂȘtre gĂ©niale. Je ne dirais pas de quelle chanson il s’agit ! [rit] Je pense vraiment que « Stormy Weather » sera gĂ©niale en live.

Gustav : Je pense que « Masquerade » sera un réel plaisir à jouer.
Bill : « The Heart Get No Sleep » va ĂȘtre chouette aussi.

Question #5 from @TokioHotelFans: What can the fans expect from the new live show and tour?

Bill: Now that we are in the process we are excited to finally share the record with people. It’s like performing it in front of people, you can see them and see how much they enjoy it.

Tom: They can expect a lot! We tried to fit a great production into small venues and we are going to bring a lot of new stuff to the tour. It’s going to be a really special show. We wanted to create something that’s not been done before.

Bill: So we tried a lot of things, we tried using a lot of different instruments that we are not used to playing; keys and piano. There is so much programming and processing and new technique that goes into the show that we have never done before. I don’t think anyone has done before! We have great lighting and video production, just a completely new concept that we’re really excited to share with our fans.

Tom: It’s a real project, it’s a project for us as well you know. Especially putting the music together and transporting that onto stage and using the different sounds in a fresh way. There are a lot of technical aspects in there and we have to rely on it as well, so we will have to see how it goes!

Question #6 from Shabnam Zareen: I am an ‘Alien’ from Bangladesh, would you ever come to my country?

Tom: I want to go there for sure!

Bill: I would love to! This year we are going to travel the whole world, we want to play everywhere so maybe we will go to Bangladesh!

Question n° 5 de @TokioHotelFans : Que peuvent attendre les fans du nouveau spectacle live et de la tournée ?
Bill : Maintenant que nous sommes dans le processus, nous sommes excitĂ©s de partager enfin l’album avec les gens. En le jouant devant des gens, vous pouvez les voir et voir le plaisir qu’ils prennent en l’Ă©coutant.
Tom : Ils peuvent s’attendre Ă  beaucoup ! Nous avons essayĂ© d’adapter une grande production dans de petites salles et nous apporterons beaucoup de nouvelles choses Ă  la tournĂ©e. Ça va ĂȘtre un spectacle vraiment spĂ©cial. Nous avons voulu crĂ©er quelque chose qui n’a jamais Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© avant.
Bill : Donc, nous avons essayĂ© beaucoup de choses, nous avons essayĂ© d’utiliser une grande variĂ©tĂ© d’instruments que nous n’avons pas l’habitude de jouer ; le clavier et le piano. Il y a tellement de programmation, de traitement et de nouvelle technique que nous n’avons jamais utilisĂ© dans le passĂ© qui entre en jeu dans le spectacle. Je ne crois pas que quelqu’un ait fait cela avant ! Nous avons un super Ă©clairage et une production vidĂ©o, un tout nouveau concept que nous sommes vraiment heureux de partager avec nos fans.
Tom : C’est un vrai projet, c’est un projet pour nous aussi, vous savez. En particulier rĂ©unir la musique pour la transporter sur la scĂšne et utiliser diffĂ©rents sons d’une nouvelle façon. Il y a beaucoup d’aspects techniques et nous devons compter sur celles-ci aussi, donc nous verrons comment ça ira !

Question n° 6 de Shabnam Zareen : Je suis un « Alien » du Bangladesh, viendrez-vous un jour dans mon pays ?
Tom : Je veux vraiment y aller !
Bill : J’aimerais y aller ! Cette annĂ©e, nous allons voyager dans le monde entier, nous voulons jouer partout, donc nous irons peut-ĂȘtre au Bangladesh !


 Source: Kaltblut-magazine.com

Traduction française par Prinz16

New single out soon: Feel it All

Andrew Brawl designed the single cover for ‘Feel It All’ by Tokio Hotel. It is inspired by ‘kids’, a film by Larry Clark. The single will be released on April 3rd. It will feature 5 tracks: 1. FIA – Main version – 2. FIA – Live New Years Version – 3. FIA – Pioneer Remix – 4. LWLYB – Pioneer Remix – 5. LWLYB – Cazzette Remix. You can preorder it here on Amazon.de.

Ps: Tokio Hotel will be going on tour again this summer, with the world’s largest and most successful artist agency: William Morris Agency (WME)

Andrew Brawl a fait le design du cover du nouveau single “Feel it All” de Tokio Hotel. La pochette est inspirĂ©e du film “kids” par Larry Clark. Le single sortira le 3 avril prochain. Vous pouvez le prĂ©commander ici. Plus de dĂ©tails ci-dessous.

Embedded image permalink

Via Universal – Reprise de « Run, Run, Run » par Kelly Clarkson

Kelly Clarkson et John Legend reprennent la chanson de Tokio Hotel « Run, Run, Run » / Contrat signé avec William Morris Endeavor. / Nouveau single « Feel It All » le 3 avril 2015.

Le printemps 2015 est placĂ© sous le signe de Tokio Hotel. Bill (25 ans), Tom (25 ans), Gustav (26 ans) et Georg (27 ans) ont eu l’honneur de voir la dĂ©tentrice d’un Grammy Kelly Clarkson reprendre leur chanson « Run, Run, Run » sur son album Ă  paraĂźtre en mars. Pour l’accompagner sur cette interprĂ©tation, la gagnante de trois Grammy a choisi John Legend, rĂ©cemment couronnĂ© d’un Oscar. Une vraie sensation ! Ensuite, presqu’au mĂȘme moment, les Tokio Hotel ont signĂ© un contrat de reprĂ©sentations internationales avec l’agence artistique la plus cĂ©lĂšbre du monde : William Morris Endeavor Entertainment (WME reprĂ©sente des artistes tels que Pharell Williams, Lady Gaga, Timo Maas). Le 6 mars, les Tokio Hotel entameront Ă  Londres leur tournĂ©e mondiale avec leur nouveau concept, « Feel It All – Part I – The Club Experience ». Et le 3 avril sortira le nouvel EP « Feel It All », avec la chanson du mĂȘme nom, deuxiĂšme single de leur album « Kings of Suburbia ».

Le titre entraĂźnant « Feel It All » donne non seulement son nom Ă  la tournĂ©e, mais en donne Ă©galement le ton. Cette tournĂ©e exclusive passera en mars par quinze villes europĂ©ennes, avant de continuer dans le reste du monde en Ă©tĂ©, avec WME. « Feel It All » reprĂ©sente le sentiment que l’on a quand on ne veut pas que la fĂȘte s’arrĂȘte, quand on ne veut pas rentrer chez soi. Quand on voudrait que la nuit ne finisse jamais.

Il est donc logique que « Feel It All » ait vu le jour lors d’une « after-party » dans le studio personnel de Bill et Tom Kaulitz, un matin Ă  deux heures, dans les Hills de L.A. « Il Ă©tait encore tĂŽt et nous voulions absolument continuer Ă  faire la fĂȘte », se souvient Bill. « J’ai toujours des difficultĂ©s Ă  arrĂȘter quand je me sens vraiment bien et que tout se passe bien – qu’il y a les bonnes personnes, la bonne musique, assez Ă  boire et tout ce que l’on trouve dans ce genre de fĂȘtes. Tout est parfait. Et je ne veux simplement pas que ça se termine, mĂȘme quand le soleil commence Ă  se lever Ă  l’horizon. » L’ambiance de la chanson est celle de l’« after » – toujours dans le club, toujours danser, mais plus aussi fort. Un rythme entraĂźnant, mais plus doux – on veut continuer Ă  danser, mais le son ne s’impose plus autant, ne fait plus si mal. Bill associe Ă©galement Ă  « Feel It All » tout le spectre des sensations : « Pour moi, il s’agit vraiment de tout ressentir : le bon et le mauvais, la lumiĂšre et l’obscuritĂ©, l’amour et la haine, la dĂ©pendance et la libertĂ©. Cela me rappelle mon film prĂ©fĂ©rĂ© « Kids », qui reprĂ©sente parfaitement cette diversitĂ© et cette proximitĂ© que l’on retrouve entre l’amour et la haine, l’espoir et le dĂ©sespoir, la quĂȘte et la dĂ©pendance. Cela m’a accompagnĂ© toute ma vie – quand j’avais 13 ans, je passais dĂ©jĂ  des nuits entiĂšres dehors avec mes amis, je m’évadais de mon quotidien, loin de la maison et de la tristesse. Je connais ce besoin de libertĂ©, de rĂ©bellion, contre les rĂšgles et le systĂšme. » Et c’est ainsi que « Feel It All » est devenu Ă©galement un hommage Ă  ce film des annĂ©es ’90 – non seulement dans son contenu, mais surtout visuellement, avec sa couverture et sa vidĂ©o tournĂ©e Ă  Berlin, dans laquelle Bill nous emmĂšne dans les profondeurs de la nuit.

Et pourtant, « Feel It All » a bien failli ne pas exister ! Tom rĂ©vĂšle : « La premiĂšre version a vu le jour assez vite. C’était un de ces titres qui arrivent comme ça, droit de nos Ă©motions. Et quand la chanson a dĂ» ĂȘtre transmise aux producteurs, plus personne ne retrouvait les donnĂ©es originales. Nous n’avons sans doute pas fait attention lors des enregistrements, et nous n’avons alors pas eu d’autre choix que d’envoyer simplement le fichier MP3, que nous avions encore. »

L’EP contiendra cinq titres. En plus de la version principale, on y trouvera Ă©galement la version live du Nouvel An et le remix de « Feel It All » par Pioneer. Les remix de « LWLYB » par Pioneer et par Cazzette, un des duos de DJ les plus cĂ©lĂšbres actuellement, se trouveront Ă©galement sur l’EP. Toute une sĂ©rie de titres cool et excitants, qui donnent un avant-goĂ»t parfait pour l’expĂ©rience « Club » de la tournĂ©e, que Bill, Tom, Gustav et Georg prĂ©senteront Ă  partir du 6 mars dans un cadre restreint et exclusif.

Aperçu du EP « Feel It All » :
-« Feel It All » – Version principale
-« Feel It All » – Version live du Nouvel An
-« Feel It All » – Remix Pioneer
-« Love Who Loves You Back » – Remix Pioneer
-« Love Who Loves You Back » – Remix Cazzette

Concerts : Feel It All – Part I – The Club Experience
-06.03., Assembly Hall, Londres, GB
-08.03., Bikini, Barcelone, Espagne
-09.03., Le Moulin, Marseille, France
-11.03., Le Trianon, Paris, France
-12.03., Cirque Royal, Bruxelles, Belgique
-14.03., Gibson, Francfort, Allemagne
-15.03., Volkshaus, Zurich, Suisse
-17.03., Fabrique, Milan, Italie
-18.03., Kesselhaus, Munich, Allemagne
-20.03., Halle, Tor 2, Cologne, Allemagne
-21.03., Tivoli Vreedenburg, Utrecht, Pays-Bas
-23.03., Heimathafen, Berlin, Allemagne
-24.03., Kulturkirche, Hambourg, Allemagne
-26.03., Arena, Vienne, Autriche
-27.03., Club Stodola, Varsovie, Pologne

Traduction par *Elena*

Source: Universal

Tokio Hotel TV 2015 – Episode #4: Where The Magic Happens

Bill : Je ne sais rien faire !

Bill : Bien, nous y voici ! Je vais vous faire un peu visiter et vous montrer oĂč nous rĂ©pĂ©tons en ce moment pour notre tournĂ©e « Feel It All » hm… Suivez-moi afin que je vous fasse visiter l’endroit.
Tout est en train de se prĂ©parer, nous avons tous nos flight cases ici. Les guitares de tout le monde sont en train d’ĂȘtre inspectĂ©es et par lĂ -bas, nous avons un petit espace rĂ©servĂ© Ă  la musculation, oĂč nous faisons un peu d’exercice, chose que je ne fais pas trop comme vous pouvez le voir, mais hm… je devrais ! Mais Tom et Georg s’y exercent parfois.
Et c’est ici que la magie a lieu ! (Georg rit) Nous y voilĂ  ! C’est notre petit espace privĂ©. C’est ici que toute la prĂ©-production a lieu, oĂč nous arrangeons les chansons et oĂč nous rĂ©pĂ©tions entre nous. Nous avons notre petit espace ici, oĂč se trouve tous nos instruments.
Ici, c’est oĂč nous nous dĂ©tendons. Nous avons une petite tĂ©lĂ©, un petit espace pour le canapĂ©.
Donc, je peux vous montrer trĂšs rapidement ma chambre. C’est trĂšs petit, il n’y a qu’un lit. J’ai beaucoup de vĂȘtements et diverses affaires car Tom et moi devons prendre beaucoup de choses avec nous car nous ne vivons plus en Allemagne ! Donc, nous prenons beaucoup de bagages et beaucoup de vĂȘtements et affaires et c’est un peu le bordel mais on s’en sort. C’est juste trĂšs petit.
Bien sĂ»r, nous avons quelques salle de bains, donc nous avons plusieurs toilettes et plusieurs douches car nous devons tous nous prĂ©parer et puis parfois le matin ou aprĂšs une rĂ©pĂ©tition, il faut ĂȘtre trĂšs rapide, donc nous en avons plusieurs, de cette façon, nous ne devons pas trop partager. Tout est assez… en bordel ! Car nous sommes tous des garçons et que personne ne nettoie. Non, Georg nettoie beaucoup je dois dire. Voici notre petit coin cuisine.
Georg : C’est la chose la plus importante ici.
Bill : La chose le plus importante : Avoir du cafĂ©. Je dois avouer que nous ne cuisinons pas vraiment, donc nous commandons la plupart du temps, mais nous avons pleins de cochonneries dans l’armoire. Donc le matin, nous avons l’habitude de prendre le petit-dĂ©jeuner Ă  cette table, nous vĂ©rifions nos mails, nous parcourons notre emploi du temps de la journĂ©e et nous parlons des choses que nous allons faire.
Ici c’est un peu le coin le plus important de Tom. Tom fait aussi toute la prĂ©-production pour l’ensemble de la prestation, donc il a arrangĂ© beaucoup de choses sur l’ordinateur et il y a beaucoup de technologique qui y est impliquĂ©e, laquelle est bien plus prĂ©sente que sur les autres tournĂ©es. Ca constitue juste beaucoup de choses. Je n’y connais rien, je dois juste chanter, ce qui est une bonne chose. Gustav a commandĂ© une imposante batterie.
Gustav : Et je dois dire : j’utilise tout. J’utilise vraiment tout !
Bill : Il utilise tout, donc…
Gustav : Tout ! Juste une fois sur une chanson, mais j’utilise tout !
Bill : Tu as vraiment besoin de cette imposante batterie, donc hm… ouais, elle est Ă©norme mais la piĂšce oĂč elle se trouve est gĂ©niale car nous n’entendons rien Ă  l’extĂ©rieur. Nous ne travaillons qu’avec nos oreillettes « In-ear », donc c’est le parfait arrangement pour rĂ©pĂ©ter les chansons et pour tout arranger….

Bill : « Feel it all – Don’t look back – Just let it go – Oh oh oh – A new day is coming – Oh oh oh – The time is now – Oh oh oh – A new day is coming – Oh oh oh – The time is now – You and I – … »

Bill : Je pense que nous Ă©tions tous un peu nerveux au dĂ©part car nous ne savions pas… Quand tu produis un l’album, et surtout avec un album comme celui-ci, tu ne sais pas si ça va fonctionner en live ! Je pense que lors du processus, nous nous sommes sentis de plus en plus Ă  l’aise et excitĂ©s Ă  l’idĂ©e de partir en tournĂ©e, et de la faire, puisque nous avons constatĂ© que ça fonctionnait aussi en live ! Nous sommes en train d’essayer beaucoup de nouvelles choses et tout le monde est en train de sortir de sa zone de confort. Tout le monde est en train de jouer de nouveaux instruments, comme de la batterie et du clavier. Nous avons beaucoup de nouvelles choses ! Je pense que personne parmi nous ne joue que de son propre instrument, je veux dire par lĂ  que Georg joue de la batterie, de la basse bien sĂ»r et du clavier. C’est juste beaucoup de choses que chacun doit apprendre et pour lesquelles il doit ĂȘtre Ă  l’aise. Tom joue du piano aussi. C’est dingue ! C’est si drĂŽle car c’est vraiment en dehors de la zone de confort de Georg. Il est en train d’essayer quelque chose de nouveau. Je pense que c’est vraiment, vraiment drĂŽle et que c’est vraiment amusant pour chacun de faire cela. En particulier Pumba, qui adore ça. Il est tellement surexcitĂ© quand les gens font quelque chose avec leurs mains ou qu’ils font quelque chose avec leurs pieds, il pense toujours que c’est destinĂ© Ă  lui et il veut jouer. Donc il ne fait pas vraiment la diffĂ©rence entre quelqu’un qui joue avec lui et quelqu’un qui joue d’un instrument et qui fait autre chose, donc Ă  chaque fois, il est tout excitĂ©.

Tom : Georg !

Bill : Lors du processus, je pense que nous avons dĂ©couvert que tout sonnait bien et que ça fonctionnait vraiment. C’est… c’est beaucoup d’amusant !

Georg : Petit homme… grande batterie.

Bill : Gustav a une imposante batterie. Quand il l’a commandĂ©, personne se doutait qu’elle serait de ce gabarit. Nous avons en quelque sorte prĂ©vu de la dĂ©monter pour la mise en situation du club car nous n’avons pas beaucoup d’espace. Et bien sĂ»r, il en a besoin !
Gustav est… je veux dire, il aime jouer de la batterie. DĂšs qu’il a quelque chose comme ça et qu’il prĂ©pare sa batterie pour la tournĂ©e, alors il devient tout excitĂ© et il…
Gustav : Votre café, sire.
Bill : Oh, merci beaucoup.
Gustav : De rien.

Bill : J’ai le sentiment que dĂšs que Gustav est derriĂšre sa batterie, c’est difficile pour lui de ne pas jouer.

Gustav : C’est comme travailler Ă  la tĂ©lĂ©. Tu dois attendre la moitiĂ© du temps le magnifique guitariste et le fabuleux bassiste.
Tut tut tut…

Bill : « It’s coming up, coming up everywhere – It is a stormy weather – It is a stormy weather – It is a stormy weather – It is a stormy weather – It is a stormy weather – Weather – Weather – Stormy weather – It is a stormy weather – Weather – Weather – Weather – Stormy weather… »

Bill : Je pense qu’il y a pleins de choses que nous faisons et qui n’ont jamais Ă©tĂ© faites avant en live sur scĂšne. Nous avons aussi trouver des moyens que nous ne connaissions mĂȘme pas quand nous sommes revenus ici. Nous venons donc de tout dĂ©couvrir et nous avons appris Ă  les utiliser. Nous avons un ordinateur supplĂ©mentaire pour le traitement de la voix. Nous utilisons des effets live que nous avons utiliser au studio pour recrĂ©Ă© le son live. Ca reste bien sĂ»r un peu diffĂ©rent mais nous essayons de recrĂ©er le son exact que nous avons utiliser au studio afin de rendre celui-ci incroyable.

Bill : « In a masquerade of heroes – You don’t know what life is – Until you die for it – In a masquerade of heroes… »

Bill : Avant de pouvoir rĂ©ellement jouer une chanson, ça prend pas mal de temps. Pour moi, c’est beaucoup de patience car je n’ai mĂȘme pas besoin de rĂ©pĂ©ter autant que les autres garçons car c’est facile et rapide puisque j’apprends vite. (rit)

Tom : Non, non , non.

Bill : Comme je l’ai dit prĂ©cĂ©demment, c’est trĂšs difficile pour cette tournĂ©e car chacun a d’autres choses Ă  faire car nous n’avons en fait pas assez de musiciens pour jouer les chansons, donc… le problĂšme avec « Invaded » par exemple, c’est que Tom doit jouer du piano et qu’il faut aussi quelqu’un pour jouer de la guitare. Il a alors dit : « Oh, c’est trĂšs facile. Bill, tu pourrais peut-ĂȘtre me remplacer », et j’ai pensĂ© que ça serait amusant d’essayer d’y jouer et Tom a dit : « Ok. Il faut que tu apprennes, ça va ĂȘtre trĂšs facile ». Il me l’a montrĂ© et je suis… je veux dire, je suis juste… je suis… Pour moi c’est vraiment difficile d’apprendre quelque chose comme cela et en plus, je n’ai aucune patience, donc… j’essaie une fois et si ça rate, je ne peux plus le faire.

Bill : Je n’y arrive pas du tout !
Tom : Regarde… avec ça, tu as besoin…
Bill : Je ne serais jamais capable d’y arriver.

Bill : Je ne sais rien faire sur une guitare puisque je n’ai jamais jouer de la guitare, donc… Il me l’a montrĂ© et j’ai essayĂ© quelques fois et aprĂšs, je lui ai dit : « Non, je ne vais pas le faire ». (rit)

Bill : Tom, je n’y arriverai jamais ! Je n’arrive pas Ă  jouer. Oublie ça.
Oh, je n’y arrive pas… j’ai besoin d’une pause maintenant.

Bill : « Of the new world – Belonging nowhere – Happy New Year… »

Bill : Nous sommes trĂšs excitĂ©s et nous sommes trĂšs, trĂšs, trĂšs nerveux. Je veux dire, nous avons en quelque sorte dit : « Oh, avant le premier concert, nous ferons pipi dans nos pantalons » et que nous allons ĂȘtre… et que nous allons ĂȘtre vraiment nerveux ! J’ai hĂąte de voir les fans et de voir leurs rĂ©actions, si ils aiment le concert, que nous allons jouer ensemble, juste nous quatre. Dans l’ensemble, je pense qu’ĂȘtre ensemble dans cette salle de rĂ©pĂ©tition et jouer les chansons nous rend tous trĂšs, trĂšs excitĂ©s et hm… nous sommes heureux ! Nous sommes simplement heureux de mettre en place un concert et d’aller… et d’ĂȘtre Ă  nouveau sur une scĂšne !

Gustav : Santé !

Bill : Salut, si vous n’avez pas obtenu de billets car les concerts Ă©taient complets : nous nous sommes arrangĂ©s ! Nous avons parlĂ© Ă  la production et nous avons mis Ă  votre disposition de nouveaux billets pour certaines villes. Vous pourrez donc encore en obtenir pour la ville de votre choix. Rendez-vous sur http://www.TokioHotel.com et faites des recherches sur Internet, peut-ĂȘtre que vous aurez la chance de dĂ©crocher le dernier billet et comme ça, nous vous verrons sur la tournĂ©e. Nous sommes vraiment excitĂ©s et c’est presque le moment. Nous nous voyons lĂ -bas !

Traduction par Prinz16