Bill Kaulitz in the jury of Germany’s Next Topmodel

Bill Kaulitz will be a guest judge this Thursday April 29 at Germany’s Next Topmodel, @ 8:15pm CET on Prosieben!
So, 2:15pm on the East Coast, 11:15am on the West. If you’re interested in a live chat, @TokioHotelFC_de will be having one on Twitter! Just use the hashtag #BillbeiGNTM 😜


Bill Kaulitz fera partie du jury de Germany’s Next Topmodel sur la chaĂźne allemande Prosieben ce jeudi 29 avril Ă  20h15, heure de l’Europe centrale (donc 14h15 ici sur la cĂŽte est amĂ©ricaine). Il y sera en tant qu’invitĂ©. Si un chat en direct vous intĂ©resse, @TokioHotelFC_de en organise un sur Twitter. Il vous suffira d’utiliser le hashtag #BillbeiGNTM !

New interviews and translations


SMASH PRESS: “Tokio Hotel talks amateur porn, ‘Dream Machine’, nostalgia, Disney and more!” / Tokio Hotel parle de porno amateur, de ‘Dream Machine’, de nostalgie, de Disney et de plus encore! 


TOAZTED: “Tokio Hotel talks about being free, new album, amazing fans and more!” / Les Tokio Hotel parlent de libertĂ©, de leur nouvel album, de leurs fabuleux fans et encore plus! 


C’CAUET: Ps. We had already posted the audio version, but here’s the video! / Nous avions dĂ©jĂ  postĂ© la version audio, mais voici une vidĂ©o de l’entrevue 😉 


DW POPXPORT: “You’ve asked – Tokio Hotel answered: Here are their positions on crucial topics such as penis reductions, babysitters and Adele. Enjoy!” / Vous avez demandĂ© – Tokio Hotel a rĂ©pondu: Voici leurs points de vue sur des sujets importants tels que la rĂ©duction de pĂ©nis, les babysitters et Adele. 

English translation: 

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Journaliste: La premiÚre question est pour toi, Tom. Lys aimerait bien savoir: tu as déjà 90 000 abonnés sur Instagram et toujours aucune photo. Quand cela changera-t-il?
Tom: Peut-ĂȘtre Ă  100 000. Qui sait? Continuez Ă  vous abonner
 [rires]
Journaliste: 
 et aprùs tu posteras une photo de toi nu.
Tom: Et aprĂšs il y aura peut-ĂȘtre une photo de moi nu, oui.
Journaliste: Gustav: lequel de tes collĂšgues du groupe engagerais-tu comme baby-sitter?
Gustav: Euh, aucun.
Tom: Ça m’intĂ©resserait de savoir ça, oui.
Gustav: Aucun! Vraiment!
Georg: Mais tu dois choisir, tu dois en désigner un.
Gustav: Je dois? Vraiment? Alors je choisirais Bill. TrĂšs honnĂȘtement.
Journaliste: Et pourquoi?
Bill: Parce que je suis gentil.
Gustav: Parce que c’est quelqu’un de trùs gentil, oui.
Journaliste: On va continuer avant qu’une dispute n’éclate entre les garçons. Georg, Jennifer aimerait savoir quel est ta phrase prĂ©fĂ©rĂ©e du nouvel album?
Tom: Il faut que tu te rappelles d’une phrase, maintenant.
Georg: Oui, je dois en trouver une.
Journaliste: Tu n’en connais aucune, c’est ça?
Georg: «High as fuck», j’allais justement le dire. [rires]
Journaliste: On ne va pas te demander pourquoi. Bill, la prochaine question est pour toi. Kevin aimerait savoir quand on pourra voir la vidéo de California High, dans ton projet Billy?
Bill: Elle devrait dĂ©jĂ  ĂȘtre sortie
 Mais la vidĂ©o est terminĂ©e, donc je dirais dans les prochaines semaines, j’espĂšre.
Journaliste: Eh bien, Kevin, il y a de l’espoir. La prochaine question est pour vous tous. Adele aimerait savoir ce que vous pensez des opĂ©rations de chirurgie esthĂ©tique, et si vous changeriez quelque chose Ă  votre apparence.
Tom: Alors dĂ©jĂ , Adele, je veux te dire que tu as un corps magnifique, je ne changerais rien. Ta voix est superbe aussi, je suis allĂ© Ă  ton concert, c’était gĂ©nial. [rires]
Bill: Je n’ai pas de problĂšme avec les opĂ©rations de chirurgie esthĂ©tique. Si on veut changer quelque chose, pourquoi pas.
Journaliste: Est-ce que tu as déjà fait quelque chose?
Bill: Non. Mais je trouve que ce n’est pas un problùme de faire quelque chose.
Tom: J’ai dĂ©jĂ  pensĂ© Ă  me faire rĂ©duire le pĂ©nis, mais bon

Bill: Je dois dire que je trouve que c’est plus difficile pour les hommes. Je trouve que les hommes vieillissent assez bien. Les rides, les cheveux gris, la barbe, je trouve tout ça super

Tom: Tu es en train de dire que les hommes vieillissent bien, et les femmes, non?!
Bill: C’est vrai que pour les femmes, c’est parfois un peu difficile. Je peux comprendre que les femmes aient plus de mal, et il y a plus de pression de l’extĂ©rieur, de la part des gens. Donc je peux comprendre qu’elles veulent changer un peu, et si cela les aide Ă  se sentir mieux, ce n’est pas un problĂšme.
Journaliste: Julie demande ce que vous écoutez en ce moment, et ce que vous avez chanté sous la douche ce matin. Gustav?
Gustav: Je pense que c’était Kikaninchen, une chanson que je chante pour ma fille. [rires]
Journaliste: Mafalda aimerait savoir s’il y a des artistes allemands que vous apprĂ©ciez particuliĂšrement?
Bill: Celui qui fait la chanson «Barfuß am Klavier», je le trouve trĂšs bien. C’était une chouette chanson.
Homme: AnnenMayKantereit.
Bill: Oui, AnnenMayKantereit, je le trouve trĂšs chouette. Sinon, Clueso a aussi de bonnes chansons. MC Fitti a fait un trĂšs bon premier album, on l’a beaucoup aimĂ©.
Journaliste: Bill, Victoria aimerait avoir des conseils. Elle voudrait devenir chanteuse, mais n’a pas la confiance en elle nĂ©cessaire. Aurais-tu des conseils, que peut-elle faire, qu’est-ce qui t’a aidĂ©?
Bill: En ce qui me concerne, j’ai toujours eu beaucoup d’assurance. [rires] Peut-ĂȘtre parfois un peu trop. Je pense que le plus important est de s’y confronter. Ça paraĂźt peut-ĂȘtre plus facile Ă  dire qu’à faire, mais il faut se produire, se produire, se produire, et sortir. Chanter toujours dans sa chambre, ça n’aide pas

Tom: Je dirais que si tu n’arrives mĂȘme pas Ă  te produire dans un petit village, devant un petit public, alors tu peux l’oublier.
Bill: Mais il faut dire qu’il y a Ă©normĂ©ment d’artistes qui sont toujours trĂšs stressĂ©s. Je connais des collĂšgues qui vont vomir avant chaque concert et qui sont incroyablement stressĂ©s tous les soirs. Ça existe aussi.
Tom: Quand on commence, oui

Bill: Mais au bout d’un moment, il faut se confronter à ça et aller sur scùne le plus vite possible.
Traduction par *Elena*

English translation:

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Fans: Nous voulons Tokio Hotel!
Journaliste: Cet aprĂšs-midi, tout Ă©tait comme avant pour Tokio Hotel devant la salle, et le soir, tout le monde a fait la fĂȘte Ă  l’intĂ©rieur. 1600 fans euphoriques chantent «Boy Don’t Cry», du nouvel album «Dream Machine». MĂȘme aprĂšs douze ans, le public de Tokio Hotel est encore majoritairement fĂ©minin. Qu’en pensent les musiciens?
Tom: Nous n’avons rien contre les belles jeunes femmes Ă  nos concerts, Ă©videmment. C’est gĂ©nial. Surtout pour Georg et Gustav, c’est pour ça qu’ils aiment bien partir en tournĂ©e. Ça leur fait un petit changement, de temps en temps. Donc non, nous n’avons rien contre ça.
Journaliste: La Reeperbahn a Hambourg. Devant le club Docks, les fans attendent depuis cinq heures du matin pour l’ouverture des portes; certains avec des couvertures chauffantes. Et pourquoi?
Fan 1: On se réjouit pour le concert, et on aime bien venir tÎt.
Fan 2: J’attendrais une Ă©ternitĂ© pour les garçons, je les adore.
Fan 3: On se connaĂźt, c’est sympa d’ĂȘtre ensemble, de se voir dĂ©jĂ  avant le concert et d’en profiter.
[Fans chantent «Durch den Monsun»]
Journaliste: Cette chanson, tous les fans de Tokio Hotel pourraient la chanter mĂȘme dans leur sommeil. «Durch den Monsun» a lancĂ© la carriĂšre du groupe en 2005. Un hit pareil, est-ce une bĂ©nĂ©diction ou un flĂ©au?
Bill: Je suis trùs heureux que nous ayons une chanson comme ça. Beaucoup de groupes aimeraient avoir ça dans leur carriùre. Et nous avons une chanson comme ça, que tous nos fans connaissent et veulent toujours entendre. Pour un groupe, c’est ce qui pourrait arriver de mieux. Tu peux faire un concert merdique, mais quand tu joues cette chanson-là, ça sauve tout. [rires]
Journaliste: Entretemps, le groupe a bien sûr développé sa signature sonore. Ils exploitent de plus en plus les outils électroniques, que ce soit dans leurs chansons, leurs vidéos ou leurs concerts. Les quatre musiciens tentent de garder toutes les cartes en main.
Tom: Musicalement, nous nous sentons mieux que jamais. Nous essayons toujours de faire mieux, d’amener une production que l’on n’a jamais vue dans ce type de configuration. Et je pense que nous y sommes bien arrivĂ©s; nous sommes confiants.
Journaliste: Leur tournĂ©e prĂ©voit 30 concerts en Europe et en Russie. Ensuite, ils continueront sur d’autres continents. Mais d’abord, Tokio Hotel prĂ©voit quelque chose de totalement diffĂ©rent

Tom: D’abord, on va prendre des vacances.
Bill: Oui.
Gustav: En mer Baltique! [rires]
Bill: Non. Nous avons pensĂ© Ă  faire des vacances avec le groupe, mais je ne sais pas si j’aurai encore envie de voir les autres aprĂšs tout ça. On verra. Peut-ĂȘtre qu’on fera quand mĂȘme des vacances sĂ©parĂ©ment. [rires]
Journaliste: Mais pour le moment, c’est la fĂȘte. La machine Ă  rĂȘves de Tokio Hotel ne s’arrĂȘtera pas.
Traduction par *Elena

FACE CULTURE: – Interview with Bill and Tom Kaulitz

Face Culture: Ok, on va commencer, les gars. Comment allez-vous?
Bill: Bien, trĂšs bien. La vie de tournĂ©e, c’est bien.
Face Culture: Content d’entendre ça. Je n’ai pas beaucoup de temps donc on va commencer tout de suite. Avec ce nouvel album, vous avez vraiment tentĂ© de vous libĂ©rer, vous avez changĂ© de label,
 Est-ce que cela vous a rappelĂ© l’époque oĂč vous avez commencĂ©, le dĂ©but de votre carriĂšre?
Bill: Oui, tout Ă  fait. Nous avions l’impression de revenir Ă  nos racines. On Ă©tait juste tous les quatre, comme Ă  l’époque oĂč nous avons fondĂ© le groupe. C’était il y a 17 ans, non?
Tom: Oui.
Bill: On avait l’impression de revenir Ă  nos dĂ©buts, oui. Nous Ă©tions libres et ne faisions que ce que nous voulions. Nous avons produit nous-mĂȘmes, Ă©crit nous-mĂȘmes. Rien d’autre n’avait d’importance. Nous nous sommes juste efforcĂ©s de faire la musique que nous aimons et que nous voulons faire. Rien d’autre ne comptait.
Face Culture: J’ai vu une photo sur votre compte Instagram, de quand vous Ă©tiez trĂšs jeunes – je ne sais pas si vous voyez de laquelle je parle? Voir cette image, se rappeler ces souvenirs,
 C’était comment, de faire de la musique Ă  cette Ă©poque-lĂ ?
Bill: C’était plus simple. C’était facile. La seule chose qui importait, c’était faire de la musique, rien d’autre ne comptait. Et souvent, les maisons de disque et l’industrie de la musique rendent tout cela trĂšs compliquĂ©.
Tom: Et le succĂšs, Ă©videmment.
Bill: Le succĂšs aussi. Je pense que le vĂ©ritable dĂ©fi est de garder cette simplicitĂ©, et la raison pour laquelle on a commencĂ© – parce qu’on aime la musique. Et nous voulions revenir Ă  ça. Nous aimons la musique, c’est pour ça que nous faisons cela. C’est aussi pour ça que nous avons annoncĂ© la tournĂ©e avant mĂȘme d’avoir terminĂ© l’album; nous voulions jouer, retourner sur les routes. Nous ne voulions pas passer trop de temps avec toutes les conneries des maisons de disque.
Face Culture: C’est intĂ©ressant que vous parlez du succĂšs
 Le fait de commencer si tĂŽt – vous aviez 16-17 ans quand tout cela a commencĂ© – comment l’avez-vous vĂ©cu?
Tom: C’était une Ă©poque dingue. Quand nous avions 15 ans, notre premiĂšre chanson est sortie, Monsun, et est devenue numĂ©ro 1 des charts. C’était dingue. Mais quand on y repense aujourd’hui
 Nous avons grandi avec ça. C’est un peu bizarre, quand j’y repense, parce que c’était il y a si longtemps – il y a 12 ans
 J’ai un peu l’impression que c’est une autre vie, mais en mĂȘme temps, nous avons grandi comme ça. Depuis lors, nous ne faisons rien d’autre. Depuis lors, nous faisons des tournĂ©es, nous Ă©crivons, composons et produisons de la musique. Notre vie entiĂšre est construite autour de cette carriĂšre, de ce groupe. Et puisque ça a commencĂ© quand nous Ă©tions si jeunes, c’est devenu notre vie.
Face Culture: Parlons maintenant du nouvel album. Vous Ă©tiez trĂšs libres, vous ĂȘtes revenus Ă  vos racines,
 Par quoi avez-vous commencĂ©? Par une chanson? Un son?
Bill: En fait, nous avons pris confiance lors du dernier album, sur lequel nous avons commencĂ© Ă  Ă©crire et produire beaucoup plus nous-mĂȘmes, et Ă  travailler moins avec d’autres personnes – mĂȘme s’il y avait encore d’autres personnes, nous avons dĂ» encore faire quelques compromis. Et nous avons commencĂ© Ă  nous rendre compte que ça nous Ă©nervait de plus en plus, nous ne voulions plus faire ça. Il y avait trop d’égos, c’était trop compliquĂ©. Nous sommes donc allĂ©s en studio, seuls; Ă  Berlin, en fait. Nous Ă©tions juste tous les quatre, Ă  manger de la pizza, Ă  regarder la tĂ©lĂ©, et Ă  simplement passer du temps ensemble. Nous avons Ă©coutĂ© de la musique, des petites dĂ©mos que Tom avait commencĂ© Ă  composer. Et c’est lĂ  que nous avons Ă©crit les quatre premiĂšres chansons. «Boy Don’t Cry» Ă©tait l’une d’elles. Nous avons adorĂ© cette chanson, et nous avons tout de suite su que c’était dans cette direction-lĂ  que nous voulions aller. C’est ce qui nous semblait bien.
Face Culture: Vous vous rappelez de ce moment en studio, avec «Boy Don’t Cry», quand vous vous ĂȘtes dit «Ça y est», ce que vous avez ressenti?
Tom: Absolument.
Bill: Je me rappelle que cette nuit-lĂ , quand nous sommes rentrĂ©s chez nous, nous nous disions: «On tient quelque chose, lĂ , quelque chose de trĂšs bon.» Ça nous a presque fait peur, parce que nous aimions tous tellement cette chanson Ă  ce moment-lĂ  que nous nous sommes demandĂ©s ce que nous allions faire aprĂšs ça. C’est une chanson si puissante, une si bonne mĂ©lodie, comment allons-nous faire mieux? Nous nous sommes dit: «Cool, nous avons dĂ©jĂ  notre premier single.» Mais aprĂšs, bien sĂ»r, d’autres chansons sont arrivĂ©es, les choses ont Ă©voluĂ©. Et bizarrement, nous avons un peu oubliĂ© cette chanson. Mais maintenant que l’album est sorti, les gens adorent ce morceau, les rĂ©ponses que nous avons eues sont les plus enthousiastes. C’est amusant, parce que c’était le premier titre que nous avons Ă©crit.
Face Culture: Donc, comme tu l’as dit, «Boy Don’t Cry» a un peu fonctionnĂ© comme un dĂ©clencheur, pour vous donner une direction. À quel moment dans le processus vous ĂȘtes-vous dit: «Nous avons un album, maintenant.»?
Tom: En fait, nous avons dĂ©cidĂ© ça assez tard. Nous avons annoncĂ© la tournĂ©e, puis nous nous sommes demandĂ©s si nous voulions sortir un album avant ou pas. Et nous avions ces dix chansons que nous pouvions mettre sur un album, il n’y avait pas besoin d’en mettre plus ou moins. C’était exactement le nombre de chansons, et les chansons que nous voulions mettre sur l’album. Je me suis dit que je pouvais les finir, donc on a dĂ©cidĂ© de le faire. Il y a un moment dans le travail oĂč on a les chansons sous forme de dĂ©mos, mais nous Ă©tions assez loin dans le processus de production pour ces dix chansons. Je pense qu’il nous restait un ou deux mois pour tout terminer, et nous l’avons fait.
Bill: L’album lui-mĂȘme est trĂšs cohĂ©rent, pour nous. Nous ne voulions pas avoir de chansons pour le remplir Ă  tout prix, ou avoir certaines choses qui doivent absolument ĂȘtre sur un album – par exemple, il faut une ballade, une chanson acoustique, une chanson comme ceci, ou comme cela. Nous avons fait ce que nous voulions. Ce n’est pas un album commercial, parce qu’il est trĂšs cohĂ©rent. Mais cela ne nous intĂ©ressait pas de correspondre aux standards attendus pour un album. On a juste ces dix chansons, et c’est un seul univers sonore, en fait.
Face Culture: Était-ce difficile d’avoir cet Ă©tat d’esprit? Parce que vous avez un public qui a certaines attentes concernant votre musique, notamment aprĂšs votre dernier album. Est-ce que vous pensez Ă  ça quand vous Ă©crivez et composez?
Tom: Nous apprĂ©cions bien sĂ»r nos fans, leur amour, nous avons tellement de fans depuis le dĂ©but. Mais en mĂȘme temps, nous n’avons jamais accordĂ© beaucoup d’importance aux attentes.
Bill: Je dirais que c’est plus nos propres attentes. Nous voulons bien sĂ»r Ă©crire une trĂšs bonne chanson. On ne veut pas passer cinq heures Ă  jouer ensemble pour au final avoir une chanson un peu brouillonne, on veut une trĂšs bonne chanson. Et Ă©crire une bonne chanson pop, c’est difficile, c’est vraiment difficile. Et bien sĂ»r, on veut Ă©crire un album fort, et une chanson forte, qui reste dans la tĂȘte des gens et dont ils ne peuvent pas se dĂ©barrasser. Et je pense que ça a bien marchĂ© avec «What If». Une fois qu’on a entendu cette chanson, on ne peut pas l’oublier. En tout cas, ça a bien marchĂ© pour quelques personnes. [rires]
Face Culture: Parlons un peu plus de «What If», alors. Est-ce que vous vous rappelez ce qui vous a inspiré pour les paroles de cette chanson? Comment vous avez commencé?
Bill: Non, mais c’est amusant, nous avions cette chanson depuis longtemps, mais trouver la mĂ©lodie et le refrain m’a pris Ă©normĂ©ment de temps. Nous avons d’abord Ă©crit les couplets, et je n’arrivais pas Ă  trouver un refrain. C’était vraiment difficile. Cette chanson nous a pris beaucoup de temps.
Tom: Nous en avons enregistré beaucoup de versions différentes, parfois sur nos téléphones.
Bill: Oui, nous avions diffĂ©rentes versions
 Et c’est l’une des derniĂšres chansons que nous avons finalisĂ©es pour cet album, parce que je n’arrivais pas Ă  trouver un refrain, et l’accroche que je voulais. Et finalement, trĂšs loin dans le processus de production de l’album, j’ai eu l’idĂ©e pour cette chanson. J’étais Ă  une fĂȘte, et j’ai ratĂ© ma chance: j’ai vu quelqu’un qui me plaisait et je n’ai rien dit. J’étais furieux contre moi-mĂȘme, je me disais: «Et si c’était la bonne personne pour moi?» C’est comme ça que j’ai Ă©crit cette chanson. AprĂšs cette soirĂ©e, j’ai trouvĂ© cette phrase. Nous Ă©tions en train de promener nos chiens quand j’ai trouvĂ© les paroles et la mĂ©lodie.
Face Culture: Nous avons dĂ©jĂ  parlĂ© de vos fans – et je suppose que vous le ressentez dehors, et partout oĂč vous allez
 – ce sera peut-ĂȘtre difficile de rĂ©pondre Ă  ça
 Savez-vous pourquoi vous avez des fans si loyaux?
Bill: Je ne sais pas
 J’ai l’impression que c’est un style de vie. Je pense vraiment que ces gens vivent le style de vie «Tokio Hotel» avec nous. C’est presque un choix de vie, ĂȘtre sur les routes avec nous – certains viennent Ă  15-20 concerts, ils voyagent avec nous, c’est dingue. C’est quasiment un choix de vie, ils veulent vivre cette vie avec nous, en faire partie. C’est un peu comme une famille. Je ne sais pas pourquoi, peut-ĂȘtre parce qu’ils ont grandi avec nous. Il y a plein de gens qui nous disent: «Nous avons grandi en Ă©coutant votre musique.» On a l’impression d’ĂȘtre trĂšs vieux quand on entend ça

Tom: Ils ont le mĂȘme Ăąge que nous aujourd’hui

Face Culture: Ils grandissent avec vous

Bill: Oui, exactement. J’ai grandi avec nous aussi. [rires]
Tom: Oui, moi aussi. [rires] Donc on a quelque chose en commun, c’est ça qui est important.
Face Culture: Eh bien, les gars, merci beaucoup.
Bill: Merci!
Traduction par *Elena*

SCHLAG DEN STAR: English subtitles in the video! / Traduction française 🙂

Sarah Mangione accueille Tokio Hotel sur son canapé
Sarah Mangione: Bonjour Ă  toutes, qui ĂȘtes chez vous. Vous pouvez vous rĂ©jouir: ils sont tous lĂ , sur mon beau canapĂ© bleu. Tokio Hotel! Une trĂšs chouette occasion. Comment allez-vous? Cologne vous plaĂźt?
Bill: Nous aimons beaucoup Cologne, oui; nous n’y venons malheureusement pas assez souvent. Mais nous allons bientĂŽt jouer un concert Ă  Cologne. Notre tournĂ©e commence demain, et nous sommes vite revenus ici, pour une journĂ©e. Nous allons ensuite voyager jusqu’à Londres la nuit prochaine, oĂč nous commencerons la tournĂ©e. Et nous serons donc bientĂŽt Ă  Cologne, ça va arriver vite.
Sarah Mangione: Et qu’en est-il de la tournĂ©e? Toutes les salles sont dĂ©jĂ  complĂštes, ou on peut encore avoir quelques tickets?
Bill: Il reste encore quelques places, en tout cas Ă  Cologne, il me semble.
Sarah Mangione: Vous l’avez entendu!
Bill: Il faut aller voir sur tokiohotel.com.
Sarah Mangione: On nous a dit de commencer doucement, pour que les gens aient le temps d’arriver, et que pense que maintenant c’est bon. Et sinon, vous pouvez revenir en arriĂšre pour voir ce qui s’est dit au dĂ©but. Et maintenant, ma question. Vous ĂȘtes dĂ©jĂ  venus ici en 2009, Ă  Schlag den Star. Est-ce que votre excitation est un peu retombĂ©e, ça devient un peu une routine, ou ĂȘtes-vous toujours aussi excitĂ©s de venir dans un grand studio allemand?
Gustav: DĂ©solĂ©, j’étais en train de regarder tes cartes
 [rires]
Tom: Il n’a pas fait attention, mais moi oui

Sarah Mangione [Ă  Gustav]: Tu peux les lire, si tu veux.
Tom: Nous sommes trĂšs heureux, bien sĂ»r. La derniĂšre fois que nous sommes venus ici, c’était avec Automatic, je pense; c’était le single que nous avions sorti Ă  l’époque, en 2009. Et il faut dire qu’il n’y a plus tellement de grandes Ă©missions tĂ©lĂ© aujourd’hui. Il n’y a plus autant de possibilitĂ©s pour les groupes de se produire et de jouer dans une Ă©mission. Donc nous nous rĂ©jouissons que ça existe encore, oui.
Sarah Mangione: Est-ce que vous regardez Schlag den Star vous-mĂȘmes, ĂȘtes-vous des fans? Ou est-ce que vous avez dĂ» en revoir pour vous rappeler ce que c’est?
Georg: J’ai vu la derniĂšre Ă©mission en entier. Elle Ă©tait trĂšs chouette; avec Kretzschmar et

Bill: Je ne sais pas

Georg: Forster

Sarah Mangione: Non, Tim Bendzko. [rires]
Georg: Oups. [rires]
Sarah Mangione: C’est en direct, mais on le coupera.
Tom: Ils sont tous les deux allemands.
Sarah Mangione: Il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lé  [rires] Mais enfin, les garçons! On a rĂ©vĂ©lĂ© que ce n’est pas facile
 [rires] Ok, on va devoir arrĂȘter.
Bill: C’est fini, tout le monde rentre à la maison.
Sarah Mangione: Salutations Ă  Mark Forster et Tim Bendzko, vous faites tous les deux de la bonne musique.
Georg: Vous ĂȘtes tous les deux super.
Sarah Mangione: Bref, les enfants
 Donc, on a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il est de plus en plus difficile de trouver des candidats, parce que les stars ont peur de se ridiculiser. Est-ce que vous seriez intĂ©ressĂ©s de participer Ă  une Ă©mission comme ça?
Bill: Oui, en gĂ©nĂ©ral, j’aime bien ce genre de choses, oĂč il y a une petite compĂ©tition
 Je trouve ça trĂšs drĂŽle. Je ne sais pas si je le ferais devant une camĂ©ra. Je peux comprendre qu’on n’aime pas trop ça.
Tom: Georg aimerait beaucoup le faire, mais c’est moi qui aurais peur qu’il se ridiculise.
Georg: En fait, j’aimerais beaucoup jouer contre toi.
Sarah Mangione: C’est chaud ici, comme vous pouvez le voir. Mais vous ĂȘtes quatre, vous pouvez vous rĂ©partir les Ă©preuves. Par exemple, qui est le plus fort?
Bill: Je dirais Gustav. Il est trùs manuel

Sarah Mangione: Il sait construire une clîture,

Bill: Exactement. Et il sait se battre, je pense qu’il nous surpasserait tous.
Sarah Mangione: Et sinon, il y a pas mal de jeux oĂč il faut rĂ©flĂ©chir un peu

Bill: C’est pour Georg, le cerveau du groupe. Le truc avec lui, c’est qu’il affirme toujours des choses, et personne n’ose s’y opposer. Il est trĂšs sĂ»r de lui. MĂȘme quand il dit quelque chose qui est faux, il le sort comme ça, comme s’il n’y avait pas d’autre rĂ©ponse possible. MĂȘme quand il ne s’y connaĂźt pas.
Sarah Mangione: Vous ĂȘtes d’accord avec ça? Que tu es plutĂŽt manuel et lui intellectuel?
Gustav: On peut dire ça, oui. [rires]
Sarah Mangione: Heureusement, vous n’ĂȘtes pas ici aujourd’hui pour vous affronter, mais pour chanter quelque chose. Vous allez chanter «What If». A quoi est-ce qu’on peut s’attendre? Est-ce que vous bougerez un peu, ou vous resterez statiques sur la scĂšne? Quel genre de spectacle est-ce que ce sera?
Bill: Nous avons rĂ©pĂ©tĂ© juste avant, tout est prĂȘt. Je bouge toujours un peu, de toute façon. Et c’est aussi une chanson sur laquelle on peut danser. Et quand nous partons en tournĂ©e – nous rĂ©pĂ©tons depuis longtemps pour la nouvelle tournĂ©e, d’ailleurs, depuis janvier –, nous avons toujours une grosse production avec nous, des costumes, ce genre de choses. Nous n’aurons pas tout ça ici, Ă©videmment, mais ce sera quand mĂȘme une belle reprĂ©sentation. Regardez-la, s’il-vous-plaĂźt.
Sarah Mangione: Il faut quand mĂȘme dire un petit quelque chose pour attirer les gens. Pourquoi devraient-ils regarder?
Bill: Parce que Tom va enlever son pantalon.
Sarah Mangione: Tom, tu es au courant de ça, ou
?
Tom: Oui
 En fait, on le fait tout le temps.
Georg: C’est pour la fin de la chanson. Nous avons des pantalons avec des ouvertures sur le cĂŽtĂ©, qu’on peut facilement enlever.
Sarah Mangione: Des pantalons de strip-teasers?
Georg: Exactement.
Sarah Mangione: Ça vous ressemble bien, oui. [rires] Ce soir, nous aurons le chanteur romantique Alexander Klaws contre le sportif extrĂȘme Joey Kelly, qu’on voit partout, et qui a fait Ă©normĂ©ment de marathons. Dans un cas comme ça, est-ce que vous soutenez Alex, parce que c’est aussi un musicien?
Bill: C’est difficile à dire. Joey Kelly a fait de la musique aussi, à un moment, non? Ce sont tous les deux des musiciens.
Sarah Mangione: Il y a longtemps.
Bill: Oui. Je ne sais pas. Je pense que ça va ĂȘtre difficile pour Alexander, parce que Joey est trĂšs sportif, et je pense qu’il n’aime pas trop perdre. Ça me semble assez difficile.
Sarah Mangione: Mais Alex a fait pas mal de choses aussi durant sa carriĂšre.
Bill: Je ne les connais pas assez pour juger, en fait. Je n’ai aucune idĂ©e de qui va battre l’autre, je suis curieux de voir ça.
Sarah Mangione: Qu’en pense-t-on à ma gauche?
Tom: Je dirais aussi que ce sera difficile pour Alexander, mais
 Je ne sais pas
 Et pour les questions de connaissance, ils vont tous les deux avoir du mal. [rires]
Sarah Mangione: Salut Alex! [rires] [A Gustav] Je sais que tu ne veux pas trop parler, mais tu en penses quoi?
Gustav: Je n’en ai aucune idĂ©e. Je vais dire qu’Alex va perdre, voilĂ .
Tom: Un des deux va perdre, c’est ça?
Gustav: Oui, un des deux va perdre.
Sarah Mangione: Peut-ĂȘtre que Forster va venir aussi
 [rires]
Georg: Il viendra peut-ĂȘtre, qui sait? Peut-ĂȘtre qu’il enlĂšvera aussi son pantalon.
Sarah Mangione: Chers spectateurs, nous verrons ça. Et est-ce qu’il y a parfois des compĂ©titions entre vous?
Bill: En fait, nous n’avons pas vraiment ce problĂšme. Quand on dit ça, ça donne toujours l’impression qu’on veut cacher quelque chose, mais la vĂ©ritĂ©, c’est que nous avons trĂšs peu de vraies grosses disputes. Que nous soyons vraiment fĂąchĂ©s et que nous ne nous parlions plus, ça n’arrive jamais. Nous avons grandi ensemble, et il n’y a pas vraiment de putain de conflit d’égo dans le groupe.
Sarah Mangione: Il ne faut pas dire ça!
Bill: Quoi? Mais si, je peux tout dire en Allemagne, non? C’est pour ça que j’aime bien donner des interviews ici.
Tom: Baiser, merde,
 On peut tout dire!
Sarah Mangione: Les enfants, il ne veut pas dire ça. [rires]
Bill: Mais non, ça n’arrive pas chez nous, les Ă©gos qui s’affrontent, les discussions sur qui est devant sur la couverture,
 Nous n’avons pas tout ça. Chacun a sa place, et nous sommes tous

Gustav: C’est dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© Ă  l’avance, qui est devant sur la couverture.
Bill: Exactement, pas besoin de discuter Ă  ce sujet. [rires]
Sarah Mangione: Donc, vous ne vous disputez pas entre vous. Mais sur Internet, on est souvent critiqué, vous devez faire face à beaucoup de haters. Comment supportez-vous cela, personnellement?
Bill: Je pense qu’il ne faut pas se prendre trop au sĂ©rieux. Si on passe la journĂ©e Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  l’image qu’on renvoie de soi-mĂȘme, on devient fou. Si j’avais fait ça, je me serais sans doute tirĂ© une balle dans la tĂȘte Ă  15 ans. [rires] Ce n’est juste pas possible. Il faut ĂȘtre sĂ»r de soi et ĂȘtre soi-mĂȘme. Quand on est soi-mĂȘme, qu’on se sent bien dans sa peau, on est plus confiant. Je pense qu’il ne faut pas trop se stresser, et ne pas prendre tout ça trop au sĂ©rieux. Tous ces commentaires sur Internet, c’est sympa, mais il ne faut pas trop se concentrer dessus, ce sera oubliĂ© demain. Chaque scandale, chaque mĂ©saventure seront oubliĂ©s aprĂšs-demain. C’est ça qui est bien avec tous ces rĂ©seaux sociaux, c’est que ça va trĂšs vite. C’est pour ça qu’il ne faut pas ĂȘtre obsĂ©dĂ© par ça. C’est ce que nous faisons. Nous n’allons pas tout lire et tout prendre au sĂ©rieux. Nous essayons de nous amuser et de profiter, je pense que c’est ce qu’il faut faire.
Sarah Mangione: Si vous deviez donner des conseils aux jeunes qui sont confrontĂ©s Ă  ce genre de choses sur Internet, Ă  la haine, au harcĂšlement, que diriez-vous? De ne pas lire tout cela? Ou bien faut-il lire, commenter? Que faire? Que diriez-vous, en tant qu’habituĂ©s de ces mĂ©dias?
Bill: Je pense qu’on peut regarder

Tom: On peut regarder, puis laisser ses parents commenter. Je laisse mes parents commenter, je dis Ă  ma maman de rĂ©pondre aux haters. C’est la meilleure chose Ă  faire. [rires]
Sarah Mangione: Mais ça doit ĂȘtre difficile pour les parents, de voir ce que certaines personnes Ă©crivent

Bill: Mais c’est ce que je dis, il ne faut pas le prendre trop au sĂ©rieux. On peut Ă©videmment aller regarder, lire, chercher des infos, mais il ne faut pas prendre tout ça trop au sĂ©rieux. Je pense que c’est ça la clĂ©, il faut ĂȘtre un peu dĂ©tendu par rapport Ă  ça.
Tom: Mais je dois dire, honnĂȘtement, que nous ne lisons pas tout ce qui se dit sur nous. Nous n’utilisons pas beaucoup ces rĂ©seaux sociaux de maniĂšre privĂ©e. Et nous n’allons pas lire tout ce que les gens disent, les commentaires sur Youtube, Instagram, Facebook
 Il ne faut pas faire ça.
Sarah Mangione: Vous avez des choses plus importantes Ă  faire, de toute façon, notamment votre nouvel album – pour changer complĂštement de sujet. Votre nouvel album s’intitule «Dream Machine». Combien de rĂȘves avez-vous encore, aprĂšs douze ans dans le milieu de la musique. Avez-vous encore des buts?
Bill: En fait, le groupe est en quelque sorte notre «machine Ă  rĂȘves», une bulle que nous avons construite, oĂč nous faisons ce que nous voulons. C’est un peu comme un pays des merveilles, oĂč nous choisissons de prendre ce qui nous fait envie. Nous repartons maintenant en tournĂ©e. Avec le groupe, nous ne faisons plus que ce qui nous amuse et dont nous avons envie. Le reste n’a plus d’importance pour nous. C’est pour ça que le groupe est notre «machine Ă  rĂȘves», et l’album est notre album de rĂȘve. Mais nous avons bien sĂ»r encore des objectifs. Nous aimerions beaucoup aller en Australie, nous n’y sommes jamais allĂ©s. Je sais que nous avons des fans lĂ -bas, mais notre maison de disque n’a jamais pensĂ© Ă  nous y envoyer. Nous aimerions bien aller lĂ -bas.
Tom: On aimerait rencontrer des extraterrestres, aussi.
Bill: Et aller faire un tour dans l’espace. Ce serait gĂ©nial. Jouer un concert dans l’espace.
Sarah Mangione: C’est bien, vous avez gardĂ© les pieds sur terre. [rires]
Bill: On a vraiment envie de faire des choses dingues. TrĂšs honnĂȘtement, rencontrer des extraterrestres, ou que des extraterrestres arrivent sur Terre, ce serait mon rĂȘve.
Sarah Mangione: Vous devriez Ă©crire une chanson lĂ -dessus, elle sera peut-ĂȘtre un jour envoyĂ©e dans l’espace, qui sait?
Bill: On trouve de chouettes chansons lĂ -dessus sur notre nouvel album.
Sarah Mangione: D’ailleurs, j’ai lu que vous avez presque tout Ă©crit vous-mĂȘmes sur ce nouvel album.
Bill: On a tout Ă©crit nous-mĂȘmes et tout produit nous-mĂȘmes. Tom a tout produit.
Sarah Mangione: Et qu’est-ce qui vous inspire aujourd’hui? Vous allez sur Internet, vous regardez des vidĂ©os de chats?
Tom: Oui, les vidĂ©os de chats
 Les vidĂ©os mignonnes, c’est toujours bien. [rires] C’est toi qui l’a dit, hein! Sinon, c’est simplement la vie, tout ce qui nous arrive dans notre vie privĂ©e, qui se passe dans notre vie. Ça a beaucoup changĂ©, mais c’est toujours ce qui nous a inspirĂ©s. Nous avons eu un petit vide crĂ©atif pendant un moment, nous avons dĂ» faire une pause avec le groupe, et je pense que c’était important pour nous, personnellement et crĂ©ativement. Depuis ça, nous sommes un peu revenus Ă  nos origines, en ce qui concerne l’écriture des chansons et l’inspiration.
Sarah Mangione: Il y a aujourd’hui de plus en plus de musiciens qui chantent en allemand – par exemple Forster et Bendzko. Vous, au contraire, vous continuez en anglais. Quel est votre plan? Allez-vous continuer en anglais, ou en allemand?
Bill: Au dĂ©but, nous avons toujours Ă©crit en allemand. Mais au bout d’un moment, nous en avons eu un peu marre
 Et Tom et moi vivons depuis longtemps aux Etats-Unis, donc nous avons commencĂ© Ă  Ă©crire en anglais. Et ça nous faisait bizarre de toujours tout traduire en allemand. Je pense que traduire de l’allemand Ă  l’anglais, ça va encore, mais dans l’autre sens, c’est difficile. Ça donne une chanson totalement diffĂ©rente. Nous l’avons fait pour un album; pendant un moment nous avions toujours les chansons dans les deux langues. Mais c’est devenu comme un travail de bureau, nous avions l’impression de perdre notre crĂ©ativitĂ©, nous nous sentions obligĂ©s de traduire les chansons dans les deux langues. En plus, il y a toujours une version que l’on prĂ©fĂšre. Et ça devient comme une obligation. Nous ne voulions plus faire cela, et nous avons donc dĂ©cidĂ© de laisser les chansons comme nous les avons Ă©crites. Nous aimons bien Ă©crire en anglais, les textes sont nĂ©s comme ça, donc nous les avons laissĂ©s comme ça. Et nous nous sentons mieux avec des chansons en anglais. [rires de Tom et Gustav] Qu’est-ce qu’ils font, lĂ ?
Sarah Mangione: Pourquoi est-ce que vous rigolez, derriùre moi? Ce n’est pas possible, ça!
Georg: Il Ă©tait en train de lire tes fiches, je crois.
Sarah Mangione: Tu lis encore
?
Gustav: Oui, et j’ai trouvĂ© une faute.
Sarah Mangione: Non! [rires] Ce n’est pas moi, on m’a envoyĂ© ça. Ce n’est pas possible. Non, mais en fait, je fais exprĂšs de laisser des fautes pour qu’on puisse en parler et crĂ©er une ambiance. [rires] Je vais les retourner, maintenant. Bon, je n’ai plus envie, on va arrĂȘter. Est-ce que vous voulez encore dire quelque chose Ă  vos fans?
Bill: Oui. Merci beaucoup pour votre soutien, nous espĂ©rons que vous aimez l’album. Et venez nous voir en concert, regardez l’émission ce soir. Et on se retrouve sur scĂšne.
Sarah Mangione: Vous l’avez entendu! Restez avec nous, nous aurons encore des interviews avec les candidats, et tout ça. Vous savez comment ça se passe. Tout le monde dit au revoir!
Traduction par *Elena*

Digital Tour Bus Ep.379 – Tokio Hotel tour tips (top 5)

Bill : Salut, ici Tokio Hotel, et voici nos conseils de tournĂ©e. Nous en avons cinq pour vous. Le premier vient de moi. Je viens de commencer Ă  faire ça et ça marche trĂšs bien. C’est surtout pour les chanteurs qui doivent toujours rester en bonne santĂ© pendant la tournĂ©e: buvez de l’eau chaude avec le jus d’un demi-citron pressĂ© et une cuillĂšre Ă  cafĂ© de miel – il faut que ce soit du miel bio. C’est la meilleure chose que vous puissiez faire. Faites-le chaque matin et vous resterez en bonne santĂ©. VoilĂ  mon conseil.

Tom : Le deuxiĂšme est: amusez-vous. C’est quelque chose qu’on oublie parfois. Il faut toujours s’amuser, et avoir des fans sympas qui vous apportent des cadeaux – des cookies au cannabis, par exemple. Comme ça on peut s’amuser, c’est la chose la plus importante. Nous nous amusons beaucoup en tournĂ©e.

Bill : Un troisiùme conseil serait

Georg : 
 ne buvez pas trop.
Bill : Ne buvez pas trop, mais buvez toujours assez. C’est trĂšs important. Nous avons toujours de l’alcool; nous essayons de ne pas ĂȘtre bourrĂ©s, mais nous buvons tous les jours un peu. Je bois toujours aprĂšs le concert, parfois avant, ça dĂ©pend

Tom : Oui, j’ai besoin de boire deux biĂšres avant le concert pour que tout se passe bien. Ce n’est pas trop. Il faut trouver la bonne quantitĂ©.

Tom : Le quatriĂšme conseil est: il faut faire un sound-check dans chaque salle, mĂȘme si on a une super bonne Ă©quipe. Notre Ă©quipe est gĂ©niale, elle a passĂ© l’annĂ©e en tournĂ©e avec nous et connait trĂšs bien notre spectacle, mais nous refaisons un sound-check tous les jours, dans chaque salle. Nous vĂ©rifions si tout va bien pour que le concert se passe bien.
Bill : Oui, c’est super important. Nous le faisons tout le temps, je pense que nous ne sommes jamais montĂ©s sur scĂšne sans avoir fait de sound-check, mĂȘme si nous sommes trĂšs Ă  l’aise avec le spectacle. On ne sait jamais, les salles sont toutes diffĂ©rentes et le son sera donc diffĂ©rent chaque fois. Donc faites toujours un sound-check!

Tom : CinquiĂšme conseil: apprenez Ă  connaĂźtre le chauffeur du bus avant de partir en tournĂ©e, pour voir si c’est un gars sympa. Et il faut voir s’il est d’accord que le groupe fasse la grosse commission dans les toilettes du bus, parce que ce n’est pas toujours le cas, ils ne l’autorisent pas tous. Et nous avons vraiment besoin de ça parce que Georg veut toujours faire la grosse commission


Bill : Mon conseil serait: ne faites pas la grosse commission dans le bus parce que ça pue vraiment

Tom : Exactement

Georg : Peut-ĂȘtre que ça pue quand toi, tu le fais, mais pas quand je le fais.
Tom : Et si la cuvette est trop remplie et que le bus bouge dans tous les sens, on ne sait jamais ce qui peut se passer


Traduction par *Elena*