New interview in “GermanWings” – November 2014

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Le retour des rois
Les Tokio Hotel sont de retour. Le groupe allemand dirigé par les jumeaux charismatiques Bill et Tom Kaulitz ont fait irruption sur la scène en 2005 avec plusieurs hits classés numéro un, et ont depuis vendu sept millions d’albums. Les jumeaux ont déménagés en Amérique il y a cinq ans pour un anonymat bien nécessaire. Leur nouvel album « Kings Of Suburbia » est maintenant disponible. Nous les avons interrogés au sujet de leur retour.

Qu’avez-vous fait à Los Angeles ces dernières années ?
Bill : Nous n’avons absolument rien fait pour l’ensemble de la première année. Nous avons juste fait la fête, sommes allés à des festivals et nous avons appréciés le fait de pouvoir se mêler à la normalité de la foule…
Tom : Bien que les clubs à Los Angeles soient assez ennuyeux. En Allemagne, les clubs sont meilleurs. En Amérique, tous les clubs ferment à deux heures du matin, et les dernières commandes sont à une heure trente du matin. Se coucher tard et rester debout tard est notre rythme naturel, de ce fait, nous n’avons rien fait excepté boire et faire la fête.

C’est pour ça que le nouvel album est autant inspiré par les fêtes ?
Tom : Tout à fait. Le son est inspiré des nuits de Los Angeles, des sons électros et des clubs.
Bill : Fondamentalement, cet album est comme notre bébé que nous partageons maintenant avec le monde. Nous l’avons fait de nous-mêmes, nous l’avons produit et enregistrés nous-mêmes au studio. Cela le rend beaucoup plus personnel que nos précédents albums. Nous avons travaillés qu’avec des gens que nous connaissons, seulement des amis de notre réseau – sur tous les aspects de l’album, de la vidéo à la séance photo. C’est pourquoi nous sommes heureux à 100 %, beaucoup d’amour et d’âme se dégagent de celui-ci.

Avez-vous décidé de chanter uniquement en anglais maintenant ?
Tom : Non, ce n’est pas prévu. Mais ces temps-ci, nous écrivons tout en anglais. Même avec l’album précédent, nous trouvions vraiment que ce n’était pas créatif de toujours faire une version allemande et une version anglaise. Donc, nous avons décidé de laisser les choses se faire naturellement. Si une chanson est écrite en anglais, elle le restera. A un moment, nous allons définitivement écrire une autre chanson en allemand et nous allons la sortir comme ça…

Comment avez-vous trouvés le nom de l’album Kings Of Suburbia ?
Tom : C’était il y a exactement un an, lorsque nous étions dans la voiture en direction du studio de répétition pour revoir Georg et Gustav. Nous sommes entrés dans cet état d’esprit enfantin que nous avons encore aujourd’hui. Ce sentiment d’être vraiment confiant dans ton propre univers, de se sentir comme un roi. C’est le même sentiment que d’avoir écrit une bonne chanson.
Bill : Oui, à la minute où nous sommes tous ensemble, une sorte d’énergie s’installe entre nous, et tu penses : « nous pourrions gouverner le monde ». Et bien-sûr, ce sentiment est important, mais lorsque vous effectuez un retour en arrière, et que vous voyez le monde d’en haut avec ces milliards de personnes, c’est là que tu te dis que ton propre microcosme ne veut rien dire.

Pensez-vous donc toujours à vous séparer, surtout après tout le battage médiatique et le stress ?
Bill : Non, jamais. Ca peut paraître étrange pour certaines personnes, mais pas pour nous, nous partageons tout. Nous vivons ensemble, nous avons toujours vécu ensemble, et nous ne pouvons pas nous imaginer ne plus vivre ensemble. Nous avons toujours les mêmes problèmes. Tom sait tout de moi comme je sais tout de lui. Nous ne faisons pas une seule chose séparément.
Tom : La question que l’un d’entre nous ait de temps en temps besoin d’un peu de répit, de vacances seul, ou de vivre seul ne se pose tout simplement pas. Nous avons une connexion très spéciale, grâce au même travail que nous avons depuis nos 15 ans, et qui est étroitement liée à la fois personnellement et professionnellement. Nous sommes en fait une seule et même personne !

Pensez-vous revenir en Allemagne ?
Bill : Bien-sûr. C’est de là que viennent nos origines et notre famille. Nous serons toujours un groupe allemand, et le pain allemand, les gâteaux, les autoroutes nous manquent. Mais l’Amérique est plus simple quand il s’agit d’avoir une vie privée. Cependant, nous voulons quitter Los Angeles.
Tom : J’aimerais vivre sur une île.
Bill : Je préférais vivre à New-York.
Tom : Ouais, peut-être pour nous nous séparerons en fin de compte ! (rires)

Traduction par Célia

Interview for INDIE Magazine #44 [2014]

“SOMETIMES OUR FIGHTS ESCALATE”

We met Tokio Hotel in L.A.

Bill and Tom Kaulitz – two names that embodied teen hysteria and prepubescent sexual fantasies of their then, most of the time, female emo-audience from the middle of the 00s, even though the emo genre didn’t even exist back then. With their band, Tokio Hotel, the identical twins climbed the european charts withtout any detours after quitting school and moving away from their province near Magdeburg. And they also made it into several gossip columns of magazines, at least once a week once their career took off. 2010 they put an end to it: They retreated into the anonimity of Los Angeles. Far away from Germany, and from their fans. And the media. The big break after achieving everything you could achieve there. And all that happened before they were of age. With their new album “Kings Of Suburbia” Tokio Hotel are back in the spotlight. Bill and Tom Kaulitz – two brothers, one comeback with 25.

INDIE: “Why the long break and the move to L.A.?”

Bill: We just didn’t want to be in the spotlight anymore. Tom was even – temporarily – unsure if he still wanted to be in the band and asked me to look for a new guitarist. He would have still worked with us in the studio, but didn’t want to be in the spotlight anymore.

Tom: We made some headlines in Germany again. We ended up on the front page of several magazines talking about some random private stuff – there simply wasn’t a balance anymore: We didn’t make the headlines because of our music anymore, but with whatever we did or didn’t do in our free time. That was the point where I just didn’t want to do it all anymore – I wanted to quit. None of us wanted to continue under these circumstances.

Bill: Apart from that, I didn’t even know what I wanted to write about after the last album we released, since we had already talked about everything we wanted to talk about on our previous records. It was about time to get our private life back again, which wasn’t possible in Germany. Everything was completely out of control. At some point we just started running away from our own career and didn’t want to have anything to do with Tokio Hotel anymore. The plan was to get everything back under control first and then think about releasing an album again.

INDIE: “A new beginning at the age of 21, in a city where you don’t know anyone, after being followed everywhere by groupies – how does it feel to actually have a private life again?”

Bill: It felt unbelieveably good, being able to do normal things again – like going out for coffee somewhere or simply going to the grocery store and filling your own fridge with food. After leaving school at the age of 15 we weren’t able to do those things anymore. This is the first time that we’ve been able to have a private life, a real life as adults since our career took off. At first it was really weird, because we weren’t used to it anymore, but at some point it just started being fun for us again, especially the moment I noticed that I could basically disappear in L.A. since no one knows who I am here. I was just one of many people that others pass by on the street. In the past we were a part of Tokio Hotel 24/7. Today we found a balance. We have a private life and are only Tokio Hotel when we work. I think we have never felt as balanced as we do today. We took some time to question ourselves and to discover who we are as a private person – what we like or dislike and who we are. We have hobbies, which wasn’t really the case back then. If you don’t grow and develop as a person, you won’t do either of those things when you’re an artist as well. Looking back, the break was not just beneficial for the band but also for us as people. We just couldn’t continue like that anymore.

INDIE: “Your newly chosen homebase, Los Angeles, seems to have had a big influence on the new album, since it wouldn’t have come together like that in Madgeburg.”

Bill: Definitely not. When I think of Magdeburg today, I’m in horror. It’s an extremely depressing town. But L.A. doesn’t really have a lot to do with the album. It’s actually the opposite for me: I have to say that I think that L.A. is pretty boring. Everything happens so early; the clubs close at 2 a.m. – the nightlife in Europe is much more exciting. The album reflects our own private feeling of life with the big luxury of anonimity.

INDIE: “Does it get easier or harder with time, making music as siblings?”

Bill: It stays the same. But I do have to say that we don’t just have that typical brother connection other siblings have, but that we’re identical twins. It’s hard to explain to other people that we’re not just brothers, but that we actually are the same in a lot of aspects as people. We live together and have also spent every single day together in the past five years, even without Tokio Hotel.

Tom: The question of needing a break from each other or living alone doesn’t even arise. We do everything together and know everything about each other – we’re basically one person. Even if I’m generally the more likeable one, out of us two.

NDIE: “You live together – which one of you is responsible for washing the dishes?”

Bill: None of us, we’re both lazy people. Most of the time we wait for our housemaid to do it for us. But if there is something important we have to do – chores wise – we also do that together.

Tom: But I am the one that always drives the car. Bill never drives. I’m always the driver, which is good – it’s as it should be. When I have to sit in the passenger seat I get nauseous. I hate sitting in the passenger seat and getting driven around. I love driving cars, I love driving bikes and I will have to get used to someone driving us around again when we’re back on tour. I would even prefer driving the tour bus myself!

INDIE: “So there is no friction between the two of you?”

Bill: Very seldom. It’s not like we never fight. When we fight, then it gets really intense, but we’re not the type to hold things against each other forever. The connection between identical twins is a little stronger than the one between brothers. And we don’t know it any differently. We shared all our experiences with each other. There is virtually nothing that I could tell Tom about my day that he wouldn’t know, because he was there and experienced it with me. We live a completely identical life.

NDIE: “What’s the topic you fight about most often?”

Tom: That depends on the situation; most of the times it’s about work though. We rarely fight about private stuff. The good thing about our fights is that I know Bill inside and out, therefore I can provoke him until it all escalates. No one else can provoke him more – and in turn, no one else can provoke me as much as Bill can. When we fight with each other, really fight, then it ends up being so loud and intense that other people usually leave the room with a red head.

Bill: People then usually ask themselves how we can look each other in the eyes after having such an intense fight, but after a few minutes it’s usually already forgotten.

The Tokio-Hotel-Comeback-Album, “Kings Of Suburbia”, was released on 3. October (Universal Music)

Translation by Loveth-Music

“Indie” n° 44 (Allemagne) – « Parfois, nos disputes dégénèrent »
Nous avons rencontré Tokio Hotel à L.A.

Bill et Tom Kaulitz – deux noms qui ont incarné, à partir du milieu des années 2000, l’hystérie adolescente et les fantasmes sexuels pré-pubères d’un public Emo en majorité féminin, même si le genre Emo n’existait pas encore à l’époque. Avec leur groupe Tokio Hotel, après avoir abandonné l’école, les jumeaux se sont hissés depuis la province de Magdeburg jusqu’au sommet des hit-parades européens. Et dans les pages des magazines, où le nom Kaulitz apparaissait x fois par semaine. En 2010, les jumeaux ont tiré un trait sur tout cela et ont plongé dans l’anonymat de Los Angeles. Loin de l’Allemagne, loin de leurs fans. Et de la presse. Une grande bouffée d’air, après avoir obtenu tout ce qui leur était possible d’obtenir ici. Et cela avant même d’avoir atteint la majorité. Avec leur nouvel album « Kings of Suburbia », les Tokio Hotel reviennent sous les feux de la rampe. Bill et Tom Kaulitz – deux frères, un comeback à 25 ans.

Pourquoi une si longue pause et une retraite à Los Angeles ?
Bill : Nous n’avions juste plus envie. À l’époque, Tom n’était plus sûr de vouloir faire partie du groupe et m’avait demandé de trouver un autre guitariste. Il voulait encore faire tout en studio, mais ne voulait plus être sous l’œil du public.
Tom : Nous faisions toujours les gros titres des journaux en Allemagne. Les Unes de tous les magazines racontaient des conneries sur nous – nous avions perdu notre équilibre : nous n’étions plus au centre des discussions grâce à notre musique, mais à cause de ce que nous faisions pendant notre temps libre, ou plutôt ce que nous ne faisions pas. A cette époque-là, je n’avais simplement plus envie et je voulais décrocher. Nous en avions tous marre.
Bill : En plus, après le dernier album, je ne savais plus ce que je voulais partager, j’avais l’impression d’avoir déjà tout dit. Il était grand temps que nous retrouvions une vie privée. En Allemagne, ce n’était plus possible. Tout était devenu incontrôlable. À partir d’un moment, nous avons fui notre propre carrière et nous ne voulions plus rien avoir à faire avec Tokio Hotel. Notre projet était de reprendre les choses en main, et d’ensuite réfléchir à tout cela, pour finalement peut-être un jour refaire un album.

Un nouveau départ à 21 ans, dans une ville où vous ne connaissez personne, après avoir été poursuivis toute votre vie par des groupies – comment se sent-on, quand on redevient une personne ordinaire ?
Bill : C’était vraiment génial de pouvoir enfin faire des choses ordinaires, par exemple simplement aller boire un café ou faire les courses. Remplir son frigo soi-même. Depuis que nous avons quitté l’école à 15 ans, nous n’avons pas pu faire toutes ces choses. Nous avions pour la première fois une vie privée. Une vraie vie d’adulte. Au début, c’était très inhabituel, mais au bout d’un moment, nous avons vraiment commencé à nous amuser : quand j’ai remarqué que je pouvais réellement me cacher à L.A., que personne ne savait qui j’étais. Je n’étais qu’une personne parmi d’autres, un anonyme. Avant, nous étions Tokio Hotel 24h/24. Aujourd’hui, nous avons trouvé le juste milieu. Nous avons une vie privée et nous sommes Tokio Hotel uniquement d’un point de vue professionnel. Je pense que nous n’avons jamais été aussi équilibrés que maintenant. Nous avons pris le temps de nous poser des questions ; nous nous sommes découverts en tant que personne : ce que nous aimons, ce que nous n’aimons pas et qui nous sommes réellement. Nous avons aujourd’hui des hobbys – ce qui n’était pas le cas avant. Quand on ne grandit pas et qu’on ne se développe pas au niveau humain, on ne parvient pas non plus à le faire en tant qu’artiste. Rétrospectivement, cette pause a été la meilleure décision, aussi bien pour le groupe que pour nous, au niveau personnel. Nous ne pouvions plus continuer ainsi.

Votre patrie d’adoption, Los Angeles, semble avoir eu une grande influence sur le nouvel album, qui n’aurait sûrement pas ressemblé à cela si vous l’aviez composé à Magdeburg.
Bill : Certainement pas. Magdeburg est pour moi aujourd’hui une véritable horreur. Une ville très déprimante. Mais L.A. n’a en fait pas beaucoup influencé l’album. Bien au contraire : je dois dire que je trouve L.A. très ennuyeuse. Tout se passe très tôt ici : les clubs ferment déjà à deux heures du matin. La vie nocturne est beaucoup plus excitante en Europe. L’album reflète plutôt notre joie de vivre personnelle, avec le luxe de l’anonymat que nous avons retrouvé.

Avec le temps, est-ce que ça devient plus facile ou plus difficile de faire de la musique ensemble, en tant que frères ?
Bill : Cela reste pareil. Mais il faut dire que ce n’est pas notre relation de frères qui nous unit, mais le fait que nous sommes de vrais jumeaux. C’est toujours difficile d’expliquer aux gens que nous ne sommes pas seulement des frères, mais que nous avons presque tout en commun. Nous vivons ensemble et, ces cinq dernières années, nous avons passé chaque jour ensemble, même sans Tokio Hotel.
Tom : Nous ne pensons même pas que nous en aurons un jour marre de l’autre ou que nous voudrons vivre notre propre vie. Nous faisons tout ensemble, savons absolument tout l’un de l’autre et sommes en principe comme une seule personne. Même si je suis au fond plus sympathique.

Vous vivez ensemble – qui se charge de la vaisselle ?
Bill : Aucun. Nous sommes aussi paresseux l’un que l’autre ; nous attendons en général que notre femme de ménage s’en charge. Mais s’il y a quelque chose d’urgent à faire dans la maison, nous le faisons ensemble.
Tom : Mais c’est toujours moi qui conduit, Bill ne roule jamais en voiture. Je suis toujours le chauffeur, et c’est bien comme ça. Quand je suis le passager, je me sens parfois presque mal. Je déteste être passager et me laisser conduire. J’adore rouler en voiture et à moto, et je vais devoir me réhabituer au fait que quelqu’un va nous conduire, quand nous serons à nouveau en tournée. Je préfèrerais conduire notre bus de tournée moi-même !

Pas de tensions entre vous ?
Bill : Rarement. Je ne vais pas dire que nous ne nous disputons jamais. Quand c’est le cas, cela devient très extrême. Mais nous ne sommes pas rancuniers. La relation qu’il y a entre de vrais jumeaux est encore plus forte que pour de simples frères. Et nous ne connaissons d’ailleurs rien d’autre. Nous avons vécu toutes nos expériences ensemble. Je ne peux quasiment rien raconter de ma journée à Tom, parce qu’il vit tout en même temps que moi. Nos vies sont absolument identiques.

Quel est votre sujet de dispute favori ?
Tom : Ça dépend de la situation ; mais c’est très souvent le travail. Dans notre vie privée, nous ne nous disputons presque pas. L’avantage de nos disputes, c’est que je connais Bill comme personne et que je peux le provoquer et le pousser à bout. Personne ne le provoque plus que moi – et, en contrepartie, personne ne me provoque autant que Bill. Quand nous nous disputons sérieusement, c’est tellement fort et intense que les gens quittent la pièce le visage rouge.
Bill : Les gens se demandent alors comment nous pouvons encore nous regarder dans les yeux après une telle dispute. Mais après quelques minutes, tout est fini.

Traduction par *Elena*

“Bravo” n° 42/14 (Allemagne) – Le succès grâce à un combo-porno ?

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Fellation, pénis en peluche, pochette avec un vagin : LES TOKIO HOTEL SE VEULENT DESORMAIS VOLONTIERS SCANDALEUX COMME MILEY et veulent à nouveau être au sommet. Est-ce que ça marche ?

Des garçons et des filles se bécotent et se tripotent sans gêne ensemble tandis qu’un gars est vautré dans une chaise – torse nu ! Attendez une minute ! N’est-ce pas… Bill Kaulitz ? Oui ! Les scènes chaudes viennent du nouveau clip de Tokio Hotel. La chanson de Bill (25 ans), de son frère jumeau Tom, et de leurs collègues Gustav (26 ans) et Georg (27 ans) s’appelle « Love Who Loves You Back » (Aime celui qui t’aime en retour). La scène la plus frappante : Bill tire un gars chauve dans un ascenseur, appuie sur sa tête en direction de son entrejambe. Puis la porte se ferme ! Uff ! On ne peut rien voir – mais avec ces images, notre imagination se fait des films ! Quel comeback pour les Tokio Hotel ! Ils n’ont jamais été aussi provoquant ! Manifestement, les garçons veulent enfin être adulte. Les quatre magdebourgeois ont commencé en 2005 avec le tube « Durch den Monsun ». A cette époque, ils étaient certes culottés et rigolos – mais restaient aussi des garçons doux et agréables. Neuf ans plus tard, ce n’est pas seulement leur son qui est devenu beaucoup plus mature. Déjà leur clip « Girl Got A Gun » (Fille a une arme) était un sujet qui fâche. En accord avec le titre, des femmes se sont déguisées et, arme à la main, exécutent un lapin en peluche bleu se masturbant dans un désert ! Pour beaucoup « Aliens » – ainsi sont appelés les fans de TH – c’est trop grossier ! « Peut-on m’éclairer s’il vous plait, qu’est-il arrivé à Tokio Hotel ? » est l’un des nombreux commentaires sur la chaine Youtube de TH. Un autre utilisateur a écrit : « Je suis content que vous soyez de retour – mais s’il vous plaît, ne faites pas du Miley ! ». Un dur reproche ! Même la fille d’Hollywood, Miley Cyrus (21 ans), n’en a plus rien à carrer de l’image de petite fille parfait d’« Hannah Montana » en adoptant un numéro choquant depuis un peu plus d’un an : Pose sexuelle, pénis de géant comme déco de scène pour sa tournée « Bangerz » – c’est comme cela que s’est transformé la fille Disney en une Pop-Bitch ! Et Tokio Hotel – même tactique, même succès ? Il est clair qu’après cinq ans de pause, les quatre garçons ont dû se réinventer. « Nous avions besoin d’un temps mort pour pouvoir commencer un nouveau départ », dit le chanteur Bill. Il n’empêche que tout le monde reparle de TH maintenant – plus précisément de la sortir du nouvel album « Kings Of Suburbia ». D’ailleurs : La pochette du single « Love Who Loves You Back » montre, certes, « seulement » une souris d’ordinateur de couleur chair avec une main posée sur elle, mais ça donne sacrément l’impression qu’il s’agit d’un vagin… Choqué ?! Peu importe si les TH aient autant de succès en faisant comme Miley avec leurs dernières chansons, tant qu’ils fassent bien les choses…

SAGE AUTREFOIS !
GROUPE ADOLESCENT ET ENFANT STAR. Les garçons ont pris d’assaut les charts en 2005 avec « Durch den Monsun ». Miley était encore la mignonne fille Disney, Hannah Montana.

DES LANGUES LIEES EN VIDEO
KISS ME !
Dans le clip « Love Who Loves You Back », Bill roule une pelle au modèle Kiera Smith ! Miley a aussi bécoté dans le clip « Decisions » – avec une licorne !

POCHETTE DE SINGLE CHOQUANTE
ATTENTION, NU !
Le single de TH « Love Who Loves You Back » rappelle un vagin. La chanteuse provoque également avec la pochette de son single « Adore You ».

SEXE EN PELUCHE !
AH, PEL-UCHE-OTAGE ?!
Un lapin se masturbe et tire des balles de golf pour TH. Dans le clip « We Can’t Stop », Miley dance de façon obscène avec des ours en peluche.

LES POSES NUES
FAIRE PLUS AVEC MOINS !
La chanteuse a pris soin de ses mises en scène avec ses Twerks grossiers ! La star de Tokio Hotel, Bill, laisse aussi tomber la chemise…

FELLATIONS
PUR PROVOCATION !
Dans le clip, Bill pousse une tête chauve vers son bijou de famille ! Sur la tournée « Bangerz », Miley fait aussi constamment référence à cela!

Traduction par Prinz16

LeParisien.fr

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Elles craquent toujours pour Tokio Hotel

Les aliens sont de retour. Cette semaine, à Paris, ils ont fait le pied de grue devant l’hôtel de Sers, hurlé devant les studios de NRJ et de « C à vous », dormi sur le trottoir de la Fnac Saint-Lazare, où ils étaient jusqu’à un millier jeudi pour une séance de dédicaces enflammée. Les aliens ? Des hordes de filles et de rares garçons en noir, porteurs de tee-shirts élimés de leur groupe préféré et d’un nombre impressionnant de cadeaux, du préservatif à la boîte de macarons. 

Nouveau look et nouveau style

Surprise : Tokio Hotel, le groupe allemand phénomène des années 2000 est toujours vivant et il provoque toujours des crises d’hystérie. Après cinq ans d’absence, les quatre musiciens qui remplissaient en 2008 le Parc des Princes et les classes d’allemand sont de retour, bien décidés à revenir au premier plan avec un nouveau look et un nouveau style, plus electro et dansant que rock, plus proche de Depeche Mode que de Rammstein. Les fans suivent. Lundi, jour de sa sortie, l’efficace « Kings of Suburbia », 5e album, s’est placé directement à la première place des ventes sur iTunes et leur page Facebook a atteint plus de 3,7 millions d’amis.

Leur secret ? « On a grandi avec eux, on ne les lâchera jamais, répondent Lara, Koralie et Tatjana, venues de Nantes, Lille et Marseille pour les revoir. Ils sont comme des grands frères, qui nous ont aidés à traverser la crise d’adolescence. » Stéphanie, 32 ans, est même venue d’Ostende, en Belgique, et Irène, 50 ans, de Berne, en Suisse : « Ils nous ont parlé à l’époque avec leurs textes très intimes sur le suicide, la drogue, les parents divorcés… Et avec l’âge, ils deviennent très sexy. »

Ils sont loin les ados un peu hébétés par leur fulgurant succès planétaire. Bill, le chanteur androgyne aux piercings et talons hauts, a troqué sa coiffure pétard corbeau contre une coupe plaquée. Son jumeau Tom, avec lequel il a écrit, composé et produit ce nouveau disque, arbore une épaisse barbe. Surtout, ils ont abandonné l’allemand pour l’anglais. Logique, les deux frères vivent désormais à Los Angeles. « Il y a cinq ans, nous avons décidé de partir loin de tout car nous avions besoin de calmer le jeu, nous explique Tom, à l’abri des fans. Quand nous rentrions à la maison après les tournées, nous étions si déconnectés que nous ne savions même pas quoi faire. » « Nous sommes musiciens depuis l’âge de 7 ans et dans ce groupe depuis quatorze ans, rappelle Bill. Nous avions tous besoin d’avoir enfin une vie normale, pour notre équilibre personnel, et de nous rappeler que nous ne sommes que les rois de notre propre univers, notre banlieue natale ( NDLR : référence au titre de l’album). J’avais aussi besoin de retrouver l’inspiration. Je n’avais plus rien à dire. »

Bild.de about the press conference

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Tokio Hotel back in Germany
Bill DOMINATES everyone

Ah! Tokio Hotel are back in Germany – and BILD was there.
Normally, press conferences aren’t, most of the time, places to be. Muddy questions, the traditional responses. But it was not the case with Tokio Hotel on Thursday.

In the Berlin “Babylon” cinema, the Kaulitz brothers have invited a panel of people and openly spoke of sex, tobacco and the pressure of success. The opportunity: their new album “Kings Of Suburbia” comes out this Friday. The press and 100 lucky fans (tickets were only to win) are there for the musical return of this teen group. In front of the cinema, elderly (press) and young people (fans) are activated and are excited before the event. first: inside the Immaculate building, there are places to take. The fans are 95% women. Only a few boys, with a hairstyle in memory of Bill Kaulitz. They take their laptops in the air, looking for the slightest movement – in row 19.

WHERE ARE THE BOYS?
Patience – the host announces a 25-minute film on the life of the Kaulitz brothers. 25 minutes later, we learned this:

★ Bill and Tom love to sit on their bed.
★ They miss Germany, especially delicious rolls.
★ they smoke more than in Germany, because cigarettes are terrible in the USA.
★ Tom looks like the lead singer of the metal band “Machine Head” when he was young.

Then, the host has a real surprise in store: three new songs! What kindness: fans even recorded the broadcast songs.
Music: indeed, it is really good. The synth pop recalls partially Coldplay. But there is still another sound. The screams begin!

THE four boys are there (Yes, Georg and Gustav are also there)! From the 15th row, fans shout – in the first row, it is the photographers who shout (distinctly stronger). A photograpy, then a smile. “Please, put you all behind my camera”, the favourite sentence of photographers. I told myself: ‘dude, Bill grew up. Then, my eyes slipped down. Oops, what is his shoes?

Bill and Tom have 30 minutes to answer the questions of the press.
Bill: “It isn’t a return, since we never separated us.
Tom: “we just did the first live tests. Gustav and Georg are rusty. (everyone laughs – no, not everyone.) Georg and Gustav don’t reply).

Of course, the strange blue thing with the proboscis in the clip “Girl Got A Gun” was also discussed.
Bill: “we found fun this plush and we hope that it makes people smile.
Tom: “I noticed just later the dick of the blue thing. Truth to be told, we wanted to have it again today, but he was unable to go through customs.

We remain on this theme: how should we interpret the mass sex scene in the music video ‘Love Who Loves You Back?
Bill: “I have always wanted to make a clip like this. I was inspired by the film “Das Parfüm”. Initially, I was not supposed to take part in the “love” scenes. But I really wanted to participate – I am not scared. “The first actress used her tongue a lot.”

Have the boys reached puberty?
Tom: “we had already, before moving to the USA”.

The real reason for the move in Los Angeles?
Bill: “we had no other life than Tokio Hotel – we had to leave.
Tom: “we did not want to leave the fans, but we were looking for normal life. We wanted a normal life.

The pressure of success?
Bill: ‘no. And even if it does not work in a country, it will work in another country. “We have a large foundation – it is why we are really relaxed.
Tom: “for me, touring is the greatest success. We are just planning a tour for 2015”. (fans shout)

After 20 minutes, Georg and Gustav can talk: how are you?
Gustav: Super.
George: well.

What are you so eager to do here in Berlin?
Bill: “I have never been to the Berghain and I absolutely want to go there. I hope to go this time.

Tobacco theme: Do you see yourself as models?
Bill: ‘no. We do not want to pretend.
Tom: “no person smokes because we smoke.

End of the work. Tom and Bill talk a lot. But they are casual and friendly. Then follows the signing session, because now it is the turn of the fans. Everyone has his or her picture, everyone has his or her autograph and a few small words. Terrific.

Welcome Home!

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Tokio Hotel de retour en Allemagne
Bill DOMINE tout le monde

Ah ! Les Tokio Hotel sont de retour en Allemagne – et BILD était là.

Normalement, les conférences de presse ne sont, la plupart du temps, pas des endroits où il faut être. Des questions vaseuses, des réponses classiques. Mais ça n’était pas ainsi ce jeudi avec Tokio Hotel.

Dans le cinéma berlinois « Babylon », les frères Kaulitz ont invités tout un panel de personnes et ont ouvertement parlé de sexe, de tabac et de la pression du succès.

L’occasion : leur nouvel album « Kings Of Suburbia » sort ce vendredi.

La presse et 100 fans chanceux (les billets étaient seulement à gagner) sont là pour le retour musical de l’ancien groupe adolescence.

Devant le cinéma, des personnes âgées (presse) et des jeunes (fans) s’activent et gigotent devant l’excitation de qui arrivera le premier : A l’intérieur du bâtiment immaculé, il y a des places à prendre.

Les fans se composent de 95 % de femmes. Seulement quelques garçons, avec une coiffure en mémoire à Bill Kaulitz, tiennent leurs portables en l’air, a l’affut du moindre mouvement – dans la rangée 19.

OU SONT LES GARÇONS ?

Patience – l’animatrice annonce, dans un premier temps, un film de 25 minutes sur la vie des frères Kaulitz à LA… 25 minutes plus tard, nous avons appris ceci :

★ Bill et Tom aiment s’asseoir sur leur lit.

★ L’Allemagne leur manque, surtout les délicieux petits pains.

★ Ils fument plus qu’en Allemagne, car les cigarettes sont terribles aux USA.

★ Tom ressemble au chanteur du groupe de métal « Machine Head » quand celui-ci était jeune.

Puis, l’animatrice a une vraie surprise en réserve : Trois nouvelles chansons ! « We Found Us », « Stormy Weather » et « We Found Us ».

Quelle amabilité : les fans ne sont pas empêchés d’enregistrer les chansons diffusées.

La musique : A vrai dire, elle est vraiment bien. Le pop-synthé rappelle partiellement Coldplay.

Mais reste quand même un autre son. Les cris commencent !

LES QUATRE GARÇONS SONT LA (oui, Georg et Gustav sont aussi là) !

A partir de la 15ème rangée, les fans crient – à la première rangée, ce sont les photographes qui crient (distinctement plus fort). Photographier par ci, sourire par là. « S’il vous plaît, mettez-vous tous devant MON appareil photo », la phrase préférée des photographes.

Je me dit en moi-même : « Mec, Bill a grandi ». Puis, mes yeux ont glissé vers le bas. Oups, c’est quoi ses chaussures ?

Bill et Tom ont 30 minutes pour répondre aux questions de la presse.

Bill : « Ce n’est pas un retour, puisque nous ne nous sommes jamais séparé ».
Tom : « Nous venons justement de faire les premiers essais live. Gustav et Georg sont rouillés ». (tout le monde rit – non, pas tout le monde. Georg et Gustav restent de marbre).

Bien sûr, la chose bleue un peu étrange avec la trompe dans le clip « Girl Got A Gun » a aussi été évoquée.

Bill : « Nous avons trouvé amusante la peluche et nous espérons que les gens en sourient ».
Tom : « J’ai remarqué par la suite le zizi de la peluche bleue. A vrai dire, nous voulions l’avoir ici aussi aujourd’hui, mais il n’a pas pu passer la douane.

Nous restons sur ce thème : Comment doit-on interpréter la scène de sexe en masse dans le clip « Love Who Loves You Back » ?

Bill : « J’ai toujours voulu faire un clip comme ça. J’ai été inspiré par le film « Das Parfüm ». Au départ, je ne devais pas du tout participer à la scène câline. Mais je voulais vraiment y participer – je n’ai pas froid aux yeux. La première comédienne a beaucoup utiliser sa langue ».

Les garçons sont-ils pubères ?

Tom : « Nous l’étions déjà, avant de déménager aux USA ».

La vraie raison de la « fuite » à Los Angeles ?

Bill : « Nous n’avions plus de vie en dehors de Tokio Hotel – nous avons dû partir.
Tom : « Nous ne voulions pas quitter les fans, mais nous étions à la recherche de normalité. Nous voulions d’une vie normale ».

La pression du succès ?

Bill : « Non. Et même si ça ne fonctionne pas dans un pays, ça fonctionnera dans un autre pays. Nous avons une grande assise – c’est pourquoi nous sommes vraiment détendus ».
Tom : « Pour moi, les tournées sont le plus grand succès. Nous sommes justement en train de planifier une tournée pour 2015 ». (les fans crient)

Après 20 minutes, Georg et Gustav peuvent y aller : Comment allez-vous ?

Gustav : Super.
Georg : Bien.

Qu’êtes-vous donc impatient de faire ici, à Berlin ?

Bill : « Je n’ai encore jamais été au Berghain et je veux absolument y aller. J’espère réussir cette fois ».

Thème tabac : Vous voyez-vous comme des modèles ?

Bill : « Non. Nous ne voulons pas faire semblant ».
Tom : « Personne ne fume parce que nous fumons ».

Fin du travail. Tom et Bill sont de véritables moulins à paroles. Mais décontractés et aimables. S’en suit ensuite la séance de dédicaces, car maintenant, c’est au tour des fans. Chacun a sa photo, chacun à son autographe et quelques paroles légères. Formidable.

Bienvenue à la maison !

Traduction par Prinz16

INTERVIEW: Mate Magazine [Fall 2014]

“Bill & Tom Kaulitz about growing up”

Idolized, dismissed, celebrated and sneered at, but never overlooked: After the release of their debut single “Durch den Monsun”, Tokio Hotel became one of the most successful German music export of the past decade. Especially in France the band found a buyership and their singles and albums found a spot in the French charts. By now, even the average German who listens to music has come to terms with the expressive style of frontman Bill Kaulitz – you could even say that people are proud of the four boys from Germany, because they made it abroad – a rarity for German artists. In our interview with Bill and Tom Kaulitz, we intended to find out where they have been in the past four years, if we will – at one point – get to see Bill wear a plain T-Shirt and Jeans and especially: how the new album sounds.

Your, by now, fourth studio album will be released soon. It’s been five years since you released your last one. A year after releasing “Humanoid” you decided to take a break from your life in the limelight and moved to Los Angeles.
Bill: Yes, frightentingly, four years already passed.

Why did you choose to move to America specifically?
Bill: It was a spontaneous decision. We knew we had to leave Germany, and we already knew some people in L.A. – therefore it could’ve been any other city. At that time we had been looking for a secondary residence for a while now and didn’t even intend to move out of Germany completely.
Tom: After the situation had gotten so crazy in Germany, we basically just ended up moving away over night. We hadn’t even seen the house we would move into, we just chose it online. Then we simply packed our things and moved, without a return ticket.

How hard was “doing nothing” for you?
Both: Not hard at all! (laugh)
Bill: It would be stupid to say that we worked on the album the whole time. At first we really didn’t do anything. We simply chilled and did things that we didn’t have time to do before.

In 2013 you were part of the Jury for “DSDS”. Was this because you did miss being on stage a little?
Bill: We just didn’t have the time for such things. When we were on the road with Tokio Hotel, being in the jury of a casting show was out of question. There were constantly offers for such a job, and at one point it was just so good that we couldn’t even say no to that anymore.
Tom: (laughs)

How did you stay in touch with your fans in the past four years? You uploaded a bunch of backstage videos on your Youtube-Channel. Was that a way for you to say: “Hey, we’re back!”?
Bill: Yes, we basically started with posting Tokio Hotel TV episodes again. We had already done this in the past. With the new album we started giving people a look into our life and a behind-the-scenes look at our studio work again.

Tom, in the official trailer for the new album we also see you mixing the songs, apart from just playing the guitar. When did you exchange the guitar for the mixing console?
Tom: It was more out of a necessity. When we started that whole process of picking the first songs, making music and meeting with producers again it all went in a direction that we didn’t want to go into. Writing sessions with other songwriters, for example, didn’t go the way we imagined them to. And that’s why I told Bill that we had to do everything on our own. We built up our homestudio and just started. It wasn’t even with the goal to produce the whole album. It just developed like that and now Bill and I are executive producers of the album and it just so happened that I produced a majority of the songs. It’s a great feeling, but it was – of course – only possible because we had so much time for that process to happen.

Let’s talk about the trailer again: Bill, in it you yourself say that you do say “no” to some songs that took hours to produce. Who in the band has the last word when it comes to choosing songs? Or is it indeed a group decision?
Bill: We’re pretending that it’s a group decision, but in reality I’m the one pulling the strings in the background (grins). Of course we do decide it together, and we make sure that everyone can live with the decision. We know what’s important for the other. Tom knows, that if I say “No” to a song in a specific way, he knows that he doesn’t even have to try to convince me otherwhise, because he knows he won’t change my view on it – he let’s it go and vice versa.

Who’s responsible for the lyrics?
Bill: We all wrote the album together.
Tom: But the majority of them have been written by you.
Bill: Of course I’m mainly responsible for the lyrics. A few songs have been completely written by us, others with other songwriters and producers.
Tom: If the lyrics are brilliant and on point, then they’ve been written by me. Everything else by Bill. (grins)
Bill: (laughs)

You’re using more more electronic effects and vocoders – is that the direction Tokio Hotel will be taking musically in the future?
Tom:  Especially when it comes to the vocal effects, I wouldn’t really say that that is where our musical style is going. It always depends on the song. We didn’t set a goal to use a vocoder or autotune. There are vocals you can do a lot of different things with, and this sounds cliché, but then there are also some that even sound good with an obscene amount of autotune, and that’s the category Bill’s voice fits into. At first I left those effects out of the song, because I thought that they weren’t needed. But then Bill kept on singing flat, because he can’t sing so the effects were needed. (grins, Bill laughs)
Bill: We didn’t really think of a direction we wanted to take the album in. That was also partly a reason why we took a break, because we didn’t really know what we wanted to do musically. But since so much time passed, a lot of things happened. You change and develop a different taste. The album was also inspired by the nightlife, since we went out and partied a lot. We wanted to make music that we, ourselves, love listening to.

What was the last album you bought?
Tom: I mostly just buy songs. I just recently bought a song from – how is he even called? José?
Bill: (jumps in) Hozier or something. I don’t even know how to pronounce his name.
Tom: What’s the song called?
Bill: “Take Me To Church”
Tom: “Take Me To Church”. That’s the one I bought. We created our own playlist on Spotify in which we hid the clue for the release date of our album. The playlist pretty much reflects our music taste.
Bill: I also love Robyn. I buy every song she releases. I also really like Ellie Goulding.

The styling was also always an important part of Tokio Hotel. What can we expect there?
Bill: You can expect a lot. (both laugh) Apart from the music, the visual aspect of everything is also very, very important. We had a great photoshoot the other day where we just let loose. My style constantly changes anyway.
Tom: Bill definitely let loose, the rest of the band just relaxed. (laughs)

Bill, you also wear costumes on stage that don’t really look all that comfortable. Do you sometimes wish to just play a show in a simple T-Shirt and Jeans?
Bill: When I go out with my dog I also sometimes wear sweatpants. It would never even cross my mind to wear that on stage. When we’re on tour and I don’t have an outfit to wear I feel really uncomfortable. Wearing a basecap, jeans and a t-shirt on stage would probably make me feel really insecure.

You always gave off that vibe of handling the media in a very relaxed manner, especially you, Tom, seem like you’re having fun teasing journalists. How would you describe the relationship you have with the media?
Tom: Yes, we try to handle them in a very relaxed manner. But I do have to admit that this wasn’t always the case. I already had my first headline in BILD before our first song was even released. The next day I had to go to school and confront my colleagues there. As a young person you do get overwhelmed by it. At one point you just learn to deal with the situation, because it’s part of this job. It was a process, it didn’t just happen magically. You try and find a balance. When our career took off, we just did stuff that came our way. Now we do choose them wisely.

Do you think it was easier or harder for you to handle the media because you were so young?
Both: Easier.
Bill: I think when you’re that young you don’t really think about it. The older you get – and everyone probably knows that feeling – the more you think about this or that thing. You get nervous more easily and some things get harder for you to do. As a young person you just take things in stride. That’s like Alcohol or Drugs. As a young person you pulled an all-nighter and get up the next day. Today you think more along the lines: “Ok, when do I have to get up tomorrow?”

Are you grown-ups now?
Tom: We just recently had that conversation. We were sitting outside, the sun was just coming up because our rhythm is really skewed. I said: “We’re 25 now and I still feel like a little boy.”
Bill: I also don’t feel like a grown up. You’re just more mature in the sense that you put more though into what you do, and that you take more care of yourself. When you turn 25, people say that it just all goes downhill from there. (laughs)
Tom: That’s because when you look in the mirrow now you can actually see the traces of the night before on your face. (grins)
Bill: You always feel younger on the inside.
Tom: When I was 15 I felt like an adult.
Bill: Exactly! When I was 15-years old I went to clubs and thought: “How dare they ask me for an ID”. And today I just feel so young and almost shocked when people think that I’m older than I actually am. I believe that you learn a lot as time goes on. We will probably look back at this album and the interviews we gave, when we release our next one, and think: “Look how young and inexperience we were!”. I think you never really grow up in that aspect.
Tom: Especially when you can do what you want to. We’ve been doing that since we turned 15. (grins)

Translation by Icey

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“Bill et Tom sur l’âge adulte”

Idôlatrés, rejetés, celébrés ou raillés, mais jamais ignorés : Tokio Hotel a réussi en quelques années, après la sortie de leur premier single Durch den Monsun, à devenir le groupe allemand le plus exporté de ces dix dernières années. Le groupe a également trouvé en France des ventes gratifiantes et les singles comme les albums une place régulière dans les charts français. En même temps, l’auditeur allemand s’est fait au style expressif du leader Bill Kaulitz-on est en effet réellement fier des quatre jeunes du pays, car ils ont réussi à l’étranger, là où d’autres artistes allemands se sont cassés les dents. Nous voulons interroger Bill et son frère jumeau Tom, sur l’endroit où ils se sont cachés ces dernières années, si nous recevrons Bill de nouveau en jeans et T-shirts et avant toute chose, sur le son du nouvel album.

Votre quatrième album est dans les startingblocks. Cinq ans se sont écoulés depuis votre troisième album. Un an après la sortie d’Humanoid, vous avez décidé de faire une pause dans votre vie publique et vous êtes exilés à Los Angeles.

Bill : Cela fait déjà quatre ans, oui.

Pourquoi avoir décidé de partir en Amérique ?

Bill : ça a été une décision spontanée. Nous a savions qu’il nous fallait partir d’Allemagne et nous connaissions quelques personnes à LA. Ça aurait pu être aussi n’importe quelle ville. Nous avions déjà commencé à chercher une deuxième maison et n’avions pas prévu de partir complètement.
Tom : quand c’est vraiment devenu fou en Allemagne, nous avons déménagé presque du jour au lendemain. Nous n’avions même pas vu la maison, dans laquelle nous avons déménagé, mais nous l’avions cherché sur le net. Ensuite nous sommes partis avec toutes nos affaires. Sans ticket de retour.

A quel point était ce difficile de ne rien faire ?

Tous les deux : ça ne l’était pas !
Bill : ce serait bête de dire cela, nous avions tout le temps pour travailler sur l’album. Au début nous n’avons vraiment rien fait. Nous nous sommes simplement reposés et fait des choses que nous n’avions pas eu le temps de faire jusque-là.

En 2013 on vous a vu à la télé allemande dans le jury de « Deutschland such den Superstar ». Parce que la scène vous manquait peut-être un peu ?

Bill : Nous avions simplement le temps de le faire. Quand nous étions tout le temps sur les routes avec Tokio Hotel, on ne s’est jamais posé la question de travailler en tant que jurés. On avait toujours des offres, et cette fois-ci l’offre était si bonne, que nous n’aurions pas pu dire non.
Tom : (rires).

Comment avez vous gardé le contact ces dernières années avec les fans ? Sur YouTube vous avez publié plusieurs vidéos montrant les backstages et le travail en studio-était ce votre manière de dire : « salut, nous sommes toujours là ? »

Bill : oui, nous avons recommencé en principe les Tokio Hotel TV. Nous l’avions déjà fait auparavant. Avec le nouvel album nous les avons repris, pour donner un aperçu aux gens sur notre vie et le travail en studio.

Tom, dans le trailer officiel du nouvel album, on te voit, entre autre, en train de mixer. Quand as tu échangé ta guitare contre la table de mixage ?

Tom : ça s’est fait par la force des choses. Quand nous avons commencé à composer les premières chansons, à refaire de la musique et à voir de nouveau nos producteurs, c’est allé dans une direction que nous n’avions absolument pas prévue. Les sessions d’écriture avec d’autres compositeurs ne se sont pas passées comme nous l’avions imaginées. C’est pourquoi j’ai dit à Bill, nous devons tout faire nous-mêmes. Ensuite, nous avons mis en place un studio à la maison et avons simplement commencé (à écrire). Pas du tout avec l’objectif de tout produire, mais les choses ont fait que Bill et moi sommes maintenant producteurs executifs de l’album et j’ai produit une grand partie des chansons. C’est un sentiment incroyable. Ça s’est fait naturellement, car nous avions beaucoup de temps.

Parlons encore un peu du trailer : Bill, tu racontes toi-même parfois renoncé à des chansons terminées. Qui a le dernier mot dans le groupe ? Ou bien est ce que le choix des chansons est une décision commune ?

Bill : nous faisons semblant de prendre la décision en commun. En réalité je suis celui qui tire les ficelles en coulisses. (rire moqueur). Bien sûr nous prenons la décision ensemble et on regarde si tout peut aller ensemble. Nous savons ce qui est important pour l’autre. Tom sait, quand je dis un « non » d’une certaine manière, qu’il n’a pas besoin de chercher à me faire changer d’avis, et laisse les choses ainsi. Et inversement.

Qui a écrit les textes ?

Bill : nous l’avons écrit tout ensemble.
Tom : la plus grande partie vient de toi.
Bill : bien sûr, les textes ont été écrit en grande partie par moi. Nous avons écrit complètement quelques petites choses, nous en avons écrit d’autres avec d’autres compositeurs et producteurs.
Tom : en fait, quand un texte est vraiment brillant et est au point, c’est parce que ça vient de moi. Tout le reste vient de Bill.

Vous ne jouez quasiment qu’avec des effets électroniques et des vocodeurs-est ce là le chemin que prend Tokio Hotel musicalement ?
Tom : déjà en ce qui concerne les effets vocaux, je dirais que ce n’est pas le « chemin » musical vers lequel on va. Cela dépend toujours des chansons. Nous ne nous sommes jamais dit que nous allions absolument utiliser des vocodeurs ou bien des autotunes. Il y a des voix avec lesquelles on peut faire beaucoup de choses et ça ne sonne pas bien. Et il y a aussi des voix, qui sonne très, très bien avec des effets exagérés, et ça se passe ainsi avec la voix de Bill. Au début je les avis mis de côté. Je pensais : non, peut-être on pourrait le faire de manière pure. Cela sonnait bien sûr toujours très faux, car Bill chante simplement comme de la merde. (rire moqueur, Bill rit).
Bill : nous n’avions pas réfléchi à une direction précise pour l’album. Nous avons aussi pris du temps, car nous ne savions vraiment plus ce que nous voulions faire musicalement. Durant un temps aussi long, il se passe bien sûr beaucoup de choses. On change soi-même et on développe d’autres goûts. L’album est aussi inspiré de la vie nocturne. Nous voulions faire de la musique que nous entendions en privé, que nous trouvions géniale et que nous avions envie de faire.

Quel a été le dernier album que vous vous êtes acheté ?

Tom : j’achète plutôt des chansons individuellement. Je viens justement de m’acheter celle de-comment il s’appelle ? José ?
Bill le coupe : Hozier ou quelque chose comme ça. Je ne sais pas comment on prononce son nom.
Tom : comment s’appelle la chanson ?
Bill : « Take me to the Church ».
Tom : « Take me to the Church ». Je l’ai acheté. Nous avons notre propre playlist sur Spotify, par laquelle nous avons annoncé à quelle date sortirait l’album. La playlist rassemble à peu près tous nos goûts musicaux.
Bill : j’aime réellement Robyn. Tout ce qu’elle fait, je l’achète. Je trouve également Ellie Goulding super.

Quelque chose qui était aussi important pour Tokio Hotel était le style. A quoi devons nous nous attendre ?

Bill : on peut s’attendre à beaucoup. (les deux rient). En marge de la musique, l’aspect visuel est très très important pour nous. Nous avons fait un shooting super et nous l’avons vécu à fond. De mon côté le style change tout le temps.
Tom : en fait, Bill l’a vécu pleinement, le reste du groupe s’est détendu.

Bill, tu montes sur scène avec un costume qui ne paraît pas très confortable. Tu ne penses pas un jour monter sur scène simplement en T-shirt et Jeans ?

Bill : quand je sors avec mon chien, je le fais en pantalon de jogging. Sur scène, ça ne me viendrait jamais à l’esprit. Quand nous partons, par exemple, en tourné, et que je n’ai pas de costumes, alors je ne me sens pas bien du tout. Je ne me sentirais pas à l’aise sur scène si je devais porter une casquette de base-ball, un jean et un T-shirt.

On a l’impression que vous vous sentez très détendus avec les médias, et plus encore, toi Tom, tu aimes beaucoup berner les journalistes. Comment est votre relation avec les médias aujourd’hui ?

Tom : oui, nous cherchons d’être détendus avec les médias. Mais je dois avouer que ça n’a pas toujours été le cas. J’avais déjà ma photo en première page, avant la sortie de notre premier single. Le lendemain je devais aller à l’école et m’asseoir avec les autres. Quand on est enfant on est vite dépassé. On s’habitue à cette situation parce qu’on en a l’habitude. Ça a été un processus et ça ne s’est pas fait dès le début. Entre temps on cherche une échappatoire. Quand le succès commence, on a pris ce qui arrivait. Maintenant on fait mieux les choses.

Pensez vous que c’est plus facile de supporter le tapage médiatique, parce que vous étiez jeunes, ou bien était ce plus difficile ?

Les deux : plus facile.
Bill : je crois que lorsqu’on est si jeune, on n’y pense pas beaucoup. Quand on est plus vieux-et tout le monde le sait-on réfléchit plus à telle ou telle chose. On est plus excité et certains chutent lourdement. Quand on est jeune on peut mieux encaisser les choses. C’est le cas pour l’alcool ou la drogue. Quand tu es jeune tu peux profiter toute la nuit, et tu te lèves le lendemain sans problème. Aujourd’hui on réfléchit déjà plus à l’heure à laquelle on doit se lever le lendemain.

Êtes vous maintenant des adultes ?

Tom : nous avons eu cette conversation une fois. Nous étions assis dehors et le soleil était en train de se lever, car nous avions ce rythme décalé. Alors j’ai dit : « maintenant on a 25 ans et je me sens toujours comme un petit garçon. »
Bill : je ne me sens pas non plus adulte. On est adulte quand on réfléchit plus et quand on fait plus attention. A partir de 25 ans, on se dit qu’on est sur la pente descendante !
Tom : c’est comme ça, parce que maintenant on regarde dans le miroir et on peut voir les traces de la nuit d’avant !
Bill : intérieurement on se sent toujours comme des enfants.
Tom : lorsque j’avais 15 ans je me sentais totalement adulte.
Bill : oui ! Quand j’avais 15 ans j’allais dans les clubs et je pensais que c’était inutile de me demande ma carte d’identité. Et maintenant je me sens totalement jeune et parfois je suis choqué lorsque des gens pensent que je suis plus vieux que je ne le suis. Je crois qu’on apprend toujours des choses. Visiblement nous pensons à l’album suivant avec cet album et les interviews, et nous pensons : « regarde comme on était jeune et inexpérimenté ! » Je crois qu’on ne sera jamais autant adulte.
Tom : on l’est quand on fait ce qu’on veut. Depuis que nous avons 15 on se lève et faisons en principe ce que nous avons envie de faire.

Traduction par la ST France.